Cf. ch. III, n
27. Embrasser en mettant les bras autour de \z fressure (les gros viscères d'un animal, poumons, cœur et foie, terme de boucherie et nom, en Vendée, d'un mets spécial du pays. Poirier, p. 42), comme arfo//(?r est embrasser en mettant les bras autour du cou ; formé par R. sur accolade, vraisemblablement dans l'intention de parodier l'italien suiscerato « esventré, très affectionné » et suisceratissimo « qui aime comme ses entrailles ou ses petits boyaux », d'où la traduction de Oudin : « fressurades, complimenti suiscerati, Marichal, loc. cit., p. 202 ; on trouvera le mot avec un autre sens ch. xiii, 1. 58. (M.)
28. \^'oslre merci (« grâce, miséricorde ») s'emploie surtout dans ces phrases : « l'ostre merci (s'il vous plaît, par miséricorde) cel huis ouvrez » ou « chicrs Sires, vostre
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VOUS soyez ^°, tarabin, tarabas ^^ ; bren, c'est merde à Rouan ''', tant chiasser ^^ et ureniller ^* ! Dea, je ne diz pas que je n'en tirasse quelque
Ligne 33. A, B, C, H, I : Rouen — 1. 34. A, B, C : dj ; H, l : dis — \:je ne tirasse
bonne mercby (merci bien) », cf. Godefroy, Dict., V, 252. On trouve, cependant (Jbid.), un exemple de vosire merci « Bel a parlé l'osire merci » {Floire et B/,, 1899, éd. du Méril) employé, comme ici, pour désigner la personne à qui on s'adresse ; il est possible que cette tournure ait connu quelque vogue dans le langage courtisan sous l'influence de l'italianisme : Votre grâce ou Vos grâces, cf. H. Estiennc, Dialogue, II, H2, 156, car H. Estienne (ibid., II, 300) écrit : « Philav- SONE (le courtisan italianisant). Je le veux bien, monsieur Philalethe : et la dessus je vous baise la main. — Celtophile. Et moy aussi : mais ne vous fiez pas à mon aide. Au reste je vous di Adieu simplement, en bon François, laissant tout le baise-main à monsieur Philausone ». (M.)