Majesté, forme italienne, cf. ch. iv, n
50. Vous soyez le bienvenu, cf. éd. 1548. L'emploi du pronom sujet est resté, au xvi^ s., usuel dans cette formule, cf. Brunot, Hist., II, 414.
31. Onomatopée, bruit de tambour, Sainéan, II, 204. Comme l'indique l'emploi de nombreux italianismes dans cette phrase, cf. n. 27, 28 et 29 et accotlade,fressurade, où la désinence -ade est aussi bien italienne que provençale, cf. Brunot, Histoire, II, 214, la raillerie de Frère Jan vise la politesse italienne, obséquieuse et grandiloquente, que l'entourage de Catherine de Médicis a introduite à la cour, et à laquelle s'attaque H. Estienne en maint endroit de ses Dialogues du langage françois italianisé, cf., par exemple, 1. I, p. 213 : « Au lieu qu'on eust trouvé estrange et de mauvaise grâce de faire des révérences les uns aux autres, approchantes
d'une adoration, maintenant cela est ordinaire et trouvé de bonne grâce : voire jusques à baiser la cuisse et le genou... ». Bien que les Dialogues n'aient été publiés qu'en 1578 et que le courtisan qu'ils ridiculisent soit celui de la cour de Henri III, on sait que la vague d'italianisme commence à déferler en France à l'avènement de Henri H, cf. Bourciez, l^es mœurs polies..., p. 292 et L. Clément, Henri Estienne..., p. 107 et 123, Marichal, loc. cit., p. 202. (M.)
32. Plaisanterie usuelle : « 11 failloit donc bien que ce seigneur eut apprins le françois, et qu'il entendit bien que bran estoit merde à Rouen, qui ne la mange aux faux bourgs » (G. Bouchet, Séries, éd. Lyon, 1618, 13' s., II, p. 30). — L'imprécation bren (lat. vulg. *hrennus, peut-être gaulois, proprement : « son », Estienne, 1349, distingue encore bran : « son » de bren : « merda ») paraît très grossière, cf. Béroalde de Verville, Le moyen de parvenir, Stance I, éd. Paris, 1879, p. 201 : « ... demanda à ses gens que c'estoit à dire bran. Le plus hardi lui dit que c'estoit merde ». (M.)
33. Fréquentatif de chier, plutôt que dérivé de f/i/a/^e qui n'est attesté qu'en 161 1 dans Cotgrave, avec le sens de mâchefer. — Il est vrai que mâchefer passe pour une altération euphémique de merde de fer, qui est dans Paré au sens de rouille (Godefroy, Dict., X, 142) et dans Cotgrave lui-même au sens de mâchefer, et que le provençal a eu cagafer (A. Thomas, Romania, XXXIV, 1905, p. 196). — Le suffixe -asse a un sens collectif, augmentatif, cf. chaudasse dans Huguet, Dict., et dépréciatif. (M.).
34. Sainéan, II, 213 voit ici une coquille pour vreniller : « tourner d'un côté et d'au-