Onomatopée signifiant proprement
« batterie de tambour » : trudon-trudaine , Sainéan, H, 11.
46. Tambour, forme primitive du mot (arabe tabûl) qui a été en usage, ainsi que tabourin, tabourineur, jusqu'au xvii^ s. (Thurot, I, 259); la forme tambour — peut-être due à l'ital. tamburo — qui est pourtant ancienne, semble une nouveauté à Du Fail, Ej4trapel, éd. Courbet, \, 265 : « ...quelque meschant tabourin (faut-il tambour, suivant la réformation dernière?) ». Tabour semble bien un archaïsme; il est possible que le mot ait subi une sorte d'éclipsé au profit de tabourin, comme le texte de Du Fail permettrait de le supposer, car R. Estienne, Dict., 1549, qui donne tabourin et tabourineur, ne donne ni tabour ni tambour, et Pasquier, Kecherches, \T1I, 3 (dans Godefroy, Dict., X, 737) écrit : « Tabour que les soldats appellent maintenant quesse ». (^L)
47. Le rôle du tambourin n'est pas ici seulement une manifestation d'allégresse, il est plus important : il assure la publicité nécessaire à un acte social et il est, probablement, le vestige de procédés destinés à écarter les esprits méchants, cf. Van Gennep, Manuel de Folklore, I, 2, 1946, p. 433, 467.