‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 198 sur 258 · Sur, cf. Prol., n · texte numérisé non relu

Sur, cf. Prol., n

50. Comparaison usuelle, familière à R., parce qu'il faut battre plus longtemps les épis verts, cf. 1. I, ch. xxv, n. 67, 1. II, ch. XVII, n. 35. — Seigle est le plus souvent masculin, les lexiques : R. Estienne, Cotgrave, le donnent comme tel, seul Monet, Parallèle des langues fr. et latine, Lyon, 1636, ne connaît que le féminin ; R. lui-même le met au masculin aux 1. I et II. Le mot (lat. secale) a peut-être été emprunté au provençal segle qui est féminin, d'où, particulière-

ment dans les régions méridionales de la langue d'oil, influence du genre primitif ; le féminin paraît ici une affectation paysanne, on le trouve dans le poitevin Bouchet, Sérées, éd. Roybet, I, 7. — Verde, forme refaite sur verdure, fréquente encore à côte de verte, Brunot, Histoire, I, 415, II, 283. (M.)

51. Frapper, en ce sens le mot semble assez récent, le 1"='' ex. en est, en 1483, Eloi d'Amerval, Diablerie, fol. 7od (dans Godefroy, Dict., IX, 265); R. l'emploie déjà au 1. III, ch. XL, 1. 50; R. Estienne ne le connaît pas. En a. fr. le mot semble signifier : « crépir » {dealhare); le passage du sens de « crépir » au sens de « frapper » s'expliquerait facilement par la façon de travailler du maçon, qui projette le mortier en frappant de petits coups d'un balai de bouleau contre une règle qu'il tient près du mur. (M.)

52. Les gantelets de l'armure de plates étaient composés d'écaillés de fer ou d'acier fixées sur une étoffe par des rivets et, pour protéger les plates, on recouvrait souvent le gantelet d'étoffes ou de cuir, cf. Enlart, Manuel d^ Archéologie , III, l^ Costume, Paris, 1916, p. 486, comparer fig. 459, p. 506. (M.)

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