Premier exemple, emprunté du latin sacrosanctus. (M
15. « Mocqueric poignante et amère », Br. Décl. C'est le premier exemple du mot ; R. l'emprunte peut-être à Servius, //; Aen., X, 557, dont il reproduit le texte : « Sarcasmes, id est iiostiUs derisio », cf. R. E. R., IV, 359, Sainéan, II, 60. Tiré du grec (japxaifioi;, de aaoxà^w, « dépecer en tiraillant comme font les chiens » (Boisacq, E., Diction, ètymol. de la langue grecque, 2^ éd., 1925, p. 833). R. a certainement reconnu dans ce mot la racine ïip;, «chair », d'où l'épithète : sanglante. (M.)
16. « Medice, cura teipsum » (Luc, Ej'., IV, 23). (D.) — La source de ce passage semble être Tiraqueau, De Nobilitate, XXXI, 453 sq. ; l'enchaînement des idées est le même : le texte de Luc, cité § 436, cf. n. 22, est amené par des réflexions sur le thème : Sanitas a Deo non a medicis, § 433 in fine, comparer ici 1. 367 sq., il est immédiatement suivi de la citation iXXwv ia-po;..., cf. n. 22, enfin Asclépiade, dont la mort est rapportée ailleurs, cf. n. 32, est cité § 434, pour une tout autre raison il est vrai (à propos d'une prétendue résurrection). Par contre tous les détails sur Galien sont propres à R., qui a librement brodé sur le thème que lui suggérait son ami. Cf. Perrat, Ch., Rabelais
Cl. Gai. non pour telle révérence en santé sqy i" main tenait, quoy que quelque sentiment il eust des sacres Bibles, et eust congneu et fréquenté les saincts Chris- 25 tians'^^ de son temps'^^, comme appert lib. 11, De usu partium, lib. 2, De differentiis pulsuum, cap. 3, et ibidem, lib. 3, cap. 2, et lib. De renum aiïectdbus (s'il est de Galen) 2" ; mais par craincte de tomber en ceste vulgaire et satjrique mocquerie -^ ;
Ligne 23. I : en manque D, E, F, G, H, I : De rerum
D, E, F : sojt maintenait ; G, H, I : sqy 1. 27. H, I : Galien — 1. 28. I : moquerie.
et le De nobilitate de Tiraqiieau, Bibl. d'Hum. et Ren., i6, 1954, p. 41-57. (P.)
17. Cet emploi de la forme forte devant le verbe — en dehors des cas envisagés Epitre lim., n. 17, ici même n. 284, et ch. viii, n. 2 — est contraire à l'usage de l'ancien français, cf. Poulet, Syntaxe, § 173-185, et reste peu fréquent au xvi^ s. R. l'emploie, assez rarement d'ailleurs, de préférence comme ici lorsque le verbe se trouve séparé de son sujet par un complément circonstanciel et surtout avec le réfléchi, jamais à la première personne; c'est, peut-être, un archaïsme, mais le plus souvent c'est le rythme qui semble avoir dicté son choix, cf. les exemples cités en désordre par Huguet, Syntaxe, p. 67. (M.)