Cf. Rp. lim., n
19. Galien, de Pergame, ne pouvait pas ne pas connaître les chrétiens. Mais, bien que le ch. 14 du livre XI De usu partium oppose Moïse à Epicure, les passages explicites qui le confirment ne sont pas ceux que cite Rabelais. Cf. surtout Gai., De pulsuum differentiis, lib. II, c. 4, in medio, et lib. III, c. 5, in fine. — Un autre passage se trouve dans le traité sur les doctrines de l'état platonicien, conservé seulement en arabe in Hist. anteislam. Abuljedae, éd. Fleischer, p. 109. — Cf. Kalbfleisch, Festschrift fur Gomperx, 1902. p. 96 et sq., Norden, Kunstprosa, p. 5 1 8 et sq. — Galien se montre favorable
aux chrétiens, mais leur reproche une opiniâtre créance à des choses non démontrées. (V. Harnack, Die Mission und Ausbrecfjung des Cliristentums in den ersten drei Jahrunderten, dritte Auflage, Leipzig, 191 5, I, p. 214, sq.) — (Comm. de M. le Prof. M. Goguel). (D.)
20. Le Uber de renum affectuum dignotione et medicatione, quoiqu'incorporé aux œuvres de Galien dans l'éd. Frobenius (Bâle, 1561), était déjà suspect, et exclu par d'autres éditeurs (cf. Galeni Opéra, Venise, J. Scot, 1548). Fabricius pense qu'il est probablement dû à Démétrius Pepagomène, et Dezeimeris l'inscrit parmi les ouvrages supposés. (D.)
21. « Satyricque mocquerie, comme est des antiques Satyrographes Lucillius, Horatius, Persius, Juvenalis. C'est une manière de mesdire d'un chascun à plaisir, et blasonner les vices, ainsi qu'on faict es jeux de la Bazoche, par personnaiges desguisez en Satyres », Br. Décl. Le mot satyricque est, en ce sens, antérieur à R. ; il parait même relativement fréquent à la fin du K\^ et au début du xvi^ s. Cf. Godefroy, Dict., et Vaganay, H., Pour l'histoire du fr. moderne, Erlangen, 1911 (extr. des Komanische Forschungen, XXXII), p. 159. J. Peletier du Mans, éd. Boulanger, Paris, 1930, p. 185, commet la même confusion entre la satire et le drame satyrique, cf. n. T9 de l'éditeur. (M.)
PROLOGUU DE L AUTIIEUR
"r^Tpôi âÀ),(i)v, a'jTÔ; D-xiT-, Pp'j(,)v ^^. Mcdicin est des aultres en cffect; Toutesfois est d'ulcères tout infect ".
De mode qu'en grande brave té - ' // se vente et ne veult estre medïcin estimé si,
depuys l'an de son aage vingt et huictieme jusque s en sa haulte vieillesse ^s, // tCa
vescu en santé entière, excepte:^ quelques fiebvres éphémères de peu de durée 2« ;
35 combien que, de son naturel, il ne feust des plus sains et eust l'estomach evi-
dentement-'' dyscrasié-^. «Car (dict ilMht. 5. De sanit. tuendaj difficik-
Ligne 30. G : Médecin — H, I : autres — 1. 32. G, H, I : vante — H : veut — 1. 33. G, H, I : depuis — G, I : huictiesme — 1. 34. H, I : exceptées — 1. 3 5 . H, I : fust — 1. 36. D, F, G, H, I : lib. — W,\:de sanit. tuend
22. Citation inexactement empruntée à Galien, De sanitate tuenda, 1. V, ch. i. (D.) — Cf. Tiraqueau, De Nobilitate, XXXI, 436 : « Apud eundem [Lucas] c. 4 Christus plane videtur ostcndissc inanem atquc inutilcm esse medicum operam. Cum ncc scipsos quidem curare possint, aliis tamcn medelam sanitatemque pollicentes. Quibus illus Christi obiici potest, Xxzaï Oepâirsuciov jeauT'Iv, id est medice cura teipsum. Quod et Plutarchus (cf. Moralia, 71F, 88D, 481 A, II 10 E), tum in commcntario quem scripsit adversus Colotcn, tum et in alio commcntario de dignoscendo assentatore ab amico, adducit e poeta quopiam, qui id in hujusmodi senarium concluserat : iXXtov ".i-rpô;, àuTÔt k'Xy.Eui fipjtov, id est : alioriim medieus, ipse ulceribus scatet. Quem et advocat Galenus statim post prin. lib. 5 de sanitate tuenda... ». Le texte est dans Euripide, frag. 1071, et Erasme le cite Ad., IV, 4, 52, en le rapprochant lui aussi de Luc, IV, 23.
23. Infecté. — Infect, refait sur le latin infectus, participe passé de inficere, imprégner, empoisonner, continue l'a. fr. infet, part, passé de infaire, décalque de inficere, attesté dès le xtv^ s. Il a donc le sens passif, infecté (cf. scatet dans Tiraqueau, supra, n. 22),
qu'il conservera jusqu'à la fin du siècle (cf. les ex. dans Godefroy, Dict., v" infaire et infect., IV, 576 a, 577 b et infect, X, 12 c, Littré, Deschamps, VIII, 205, Humpers, Etudes, p. 76). \y infect, ainsi refait, a été tiré le verbe infecter (i" ex. Godefroy, ibid., Chastcllain), dont le participe infecté commence à concurrencer infect dès 1 5 24 (Godefroy, ibid^. R. Estienne, 1549, donne les deux formes. (M.)
24. Forfanterie, dérivé récent de brave, cf. ch. XI, 1. 66, très à la mode surtout pendant le deuxième tiers du siècle. (M.)
25. Galien mourut à soixante-dix ans (Suidas dans Tiraqueau, De nob., XXXI, 70). (P.)
26. Galien donne ces détails sur sa santé personnelle dans De sanitate tuenda, 1. V, ch. I. « Epljemeres fiebvres, lesquelles ne durent plus d'un jour naturel, sçavoir est 24 heures », Br. Déclar. Cf. Fcrnel : « Uno
fere die solvitur, unde epljemera, id est diaria, nuncupata est. » {Defebribus, 1. IV, ch. II). (D.) — Comparer Tiraqueau, De Nob., XXXI, 70, qui, cependant, ne fait pas mention de son estomac « dyscrasié ». (P.)