II
58. Ce mot ne se rencontre qu'ici, en ce sens; Marnix, qui, comme on le sait, imite souvent R., l'emploie en un autre sens : « paroUe non escrite, grandement estimée entre les friands happe-souppe et tailleboudins de la cuisine papaUe », Diff. I, n-, 16, dans Huguet, Dict. Le mot semble donc formé plaisamment par R. sur le modèle de happelourde : « piège à nigauds, pierre fausse » (cf. Komania, XLI, 1912, p. 119), happelopin : « escomifleur » (Furetièrc), happevent : « auvent » (Huguet, ibid.). Cette note d'humour trahit l'évidente exagération de R., car un petit gentilhomme comme René
Dupuy n'avait ni tant de domestiques ni autant de vaisselle d'argent ; Olivier de Serres, en 1600, écrit : « Nos pères n'avaient pour le plus, j'entends les plus riches, qu'une ou deux tasses d'argent » (Lefranc, l-^ie quotidienne, p. 151); la vaisselle d'Olivier de Serres, au Pradel, était d'étain (A. Lavondes, Olivier de Serres, p. 251). (M.)
59. La graphie -ouïr n'est probablement qu'une faute d'impression pour ouoir, cf. Prol., n. 167.
60. Valets de pied « qui vont ou devant ou après nous... qui sont bons a pied a faire messages et mettre la main à l'espée » (Brantôme, Colonn. fr., dans Godefroy, Dict., IV, 722), ce sens est récent : le mot, venu au xv^ s. de l'arabe al-kaid, par l'intermédiaire de l'espagnol et du catalan alacay, a signifié d'abord « homme de guerre, arbalétrier », sens qu'il a encore au xvi* s., à côté de celui que lui donne R. Ce dernier sens vient sans doute d'un croisement avec naquet : « jeune garçon, marqueur des jeux de paume », puis « page », qui est encore en usage en ce sens au temps de Ronsard. R. associe laquays et nacquetx dans la Pantagruel. Prognosl., ch. v (Marty-Laveaux, III, p. 244) et Fauchet, De l'origine des Ciievaliers, I, ch. i, éd. 161 1, écrit : « En France, il y a cent ans que les pages viUains allans a pied ont commencé
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moy bien, amys, je le recongiioistray : croyans fermement que j'aymeroys
miculx, par la vertus Dieu, endurer en guerre cent coups de masse sus
le heaulme au service de nostre tant bon Roy, qu'estre une foys cité
95 par ces mastins Chiquanous, pour le passetemps d'un tel gras Prieur. »
Ligne 92. H, I : amis — F -.je recongnoistray — I : croyant — G, H, I : aymerois — I. 9}. H : mieux — I : vertu — 1. 94. G, 1 1, I : fois.
d'estre nommez laquets et naqiiets, pour la Cf. Spitzcr, Revista di Filologia espafiola, mesme raison que dessus, à sçavoir d'aller XII, 1925, p. 239-245, Sainéan, Sources à pied » (dans Godefroy, D/V/., V, 469). indigènes, III, 197-198. (M.)
Continuation des Chiquanous dauhbe^ en la maison de Basché.