‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 233 sur 258 · Cf. ch. x, n · texte numérisé non relu

Cf. ch. x, n

41. Ucdit d'Angoidéme, novembre 1542, avait prescrit « qu'aussi ne fust loisible aux greffiers de nosdictes juridictions ou a

toys. Desguainna son escriptoire ^-, eut papier promptement, ses records près de luy. Loyre entxe en salle par une porte, sa femme avecques les damoiselles par aultre, en acoustremens nuptiaulx. Oudart, 65 revestu sacerdotalement, les prend par les mains, les interroge de leurs vouloirs, leurs donne sa bénédiction sans espargne d'eaue beniste. Le contract est passé et minuté*^. D'un cousté sont apportez vin et espices; de l'aultre, livrée à tas, blanc et tanné ** ; de l'aultre sont produictz *^ guanteletz secrètement. »

Ligne 62. H : desguaina ; I : desgaina — 1. 64. G : aufre — I : accoustremens — 1. 65. D, E, F, H : les interrogé ; G, I : interroge — 1. 66. I : leur — 1. 67. I : costé — 1. 68. G,l : de l'autre — G,W,\ : de l'autre sont — H, I : prodmtv^ — 1. 69. I : gantelet^ — D, E, G : secrement ; F, H, I : secrètement

nosdicts juges d'icelles, leurs lieutenans et commis de recevoir aucuns contrats volontaires entre quelques personnes », mais il ne fut pas observé; cependant cette infraction mettait le Chiquanous dans l'impossibilité de se plaindre. (M.)

42. « L'ustensile manuel que les écrivains, secrétaires, gens de bureau et tabellions portaient suspendu à la ceinture par des cordons ou des chaînes, se compose d'un cornet à encre, d'une biUette longue ou étui garni de plumes, de forcettes, de canifs et d'objets accessoires. L'enveloppe... le plus souvent faite de cuir ouvré, était une pièce de gaînerie... Des chaînes de suspension... traversaient des passants ou des anneaux... » (Gay, Glossaire). C'est le sens le plus ancien du mot, comparer Prol., n. 315, et cf. 1. I, ch. xrv, n. 16.

43. Minuter : écrire « par le menu le plaidé des parties, afin d'entendre le mérite du fait : comme aussi nous disons minuter un bail de justice, une sentence, un arrest, et les minutes de justice, d'un contrat et instrument » (Laurière, Glossaire, II, 116).

44. La livrée au sens général consiste en un hoqueton habituellement aux armes du personnage qui la donnait (Viollet-le-Duc,

Dictionnaire du mobilier). Le mot désignait aussi les « cadeaux en habillement à l'occasion d'une fête » (Brantôme, éd. Soc.

Hist. de France, lexique), puis, finalement, et c'est déjà le sens ici : « presens que la mariée fait à ses parens et amis pour assister à ses nopces, qui sont d'ordinaire des rubans de la couleur qu'elle aime »; au xvii^ s. « cette cérémonie ne se pratique plus qu'au village » (Furetière). Il est évident que les couleurs choisies, quand il s'agit d'un personnage noble, sont ses propres couleurs. D'après cela Basché aurait adopté le « blanc » et le « tanné », qui est une covdeur brune, « bay ou chatagné », dit un texte de 1626 (Gay, Glossaire). Les armes de Basché étaient de sinople à bande d'or accostée de deux merlettes de même (Marichal, Kené Dupuy, p. 145). Mais il n'y a aucun lien nécessaire entre les couleurs personnelles d'un personnage et ses couleurs héréditaires. (M.)

45. Exhibés, sens juridique, cf. 1. I, ch. v, n. 7. En dehors du sens de « faire naître » en parlant de la terre, etc., le seul sens usuel est alors, comme ici, et comme au ch. xx, 1. 84 (éd. M.), emprunté au langage de la procédure, cf. Godefroy, Dict., X, 425 et R. Estienne, 1549.

Comment par Chiquanous sont renouvelées les antiques coustumes des fiansailles.

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