‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 236 sur 258 · Portant sa mâchoire « démanchée · texte numérisé non relu

Portant sa mâchoire « démanchée

ou « démantibulée » comme une bavîère : pièce d'armure qui s'adaptait à la salade pour protéger le bas du visage. (D.)

27. La grand'mère de François R., Andrée Pavin, avait épousé en secondes noces un Frapin, dont elle eut cinq fils ; l'un, seigneur de Saint-Georges, habitait Angers et R. en parle dans l'Ancien Prologue, un autre, Antoine, était apothicaire à Chinon (Marichal, Rabelais à l' Ile-Bouchard, p. 190- 191, et René Duptiy, p. 164; Levron, J., Les débuts de la Renaissance dans une ville de l'Ouest, \, p. 73-92).

28. Epithète traditionnelle des moines débauchés, Sainéan, II, 268, cf. infra, 1. 60.

29. On peut retrouver dans ce mot : mor pour mourre, cf. n. 19, croc, cassé — à moins qu'il ne s'agisse d'une variante de morquaquoqiiassé, 1. 67 — , besace pris au sens figuré : « corps », ve^e, grigueli peut-être évoqué par gringueloter, de gringot : « chant » (Godefroy, Dict., IV, 339), et papopondrille qui est peutêtre, avec réduplication initiale (cf. sur le procédé Sainéan, Sources indigènes, I, 407) : spondille, non pas au sens de « ventre » qui est dans Marot (Godefroy, Dict., III, 545) ni des pudenda (R. E. R., VII, 117), puisqu'il s'agit des « membres supérieurs », mais de « première vertèbre du cou » (Mondeville, dans Godefroy, ibid.), cf. l'explication un peu différente de Sainéan, II, 406. (M.)

30. Chaussure rustique à forte semelle, cf. 1. II, ch. VII, n. 192.

3 1 . Formé probablement de mordre, gripper : « saisir y>,/relucbe, compzrtt frelucque : « bagatelle » (Godefroy, Dict., IV, 155), et

fanfreluche, emburelurecoqué : « brouiller », cf. 1. I, ch. VI, n. 47, combiné peut-être avec un mot de même racine que coqueluirie, injure employée par Deschamps (Godefroy, ibid., II, 295) qui est peut-être une variante de coquelourde : « sotte » {ibid.); enfin de timpanemens, de timpaner : « jouer du tambour », cf. l'explication un peu différente de Sainéan, II, 406. (M.)

32. Pièce d'armure destinée à protéger les jambes ; par extension, jambes. (D.) — Cf. ch. XI, n. 37.

33. Les hout^eaulx sont, proprement, des guêtres, mais R. les prend ici au sens de « bottes », comparer 1. II, ch. vu, 1. 53.

34. Rime équivoque empruntée sans doute à Guillaume Crétin, Débat entre deux Dames sur le passetemps des chiens et oy seaux, V. 1262 sq. :

« Car telz mignons ne demandent que

[acquestz, Sur nouveau fruict d'amoureuse conqueste. Et aujourd'hui c'est bien force qu'on queste Pour destourner jeunes bestes au cours, Dont les plaisirs sont si maigres et cours Qu'il vaudroit mieux employer sa jeunesse Pour avoir cerfz a force; car jeu n'esse De poursuyvir biches blanches, qu'on sent Change chercher, quant la ruze y consent... »

(éd. K. Chesnay, p. 142). (M.)

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