‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 30 sur 258 · PROLOGUE DE L AUTHEUR · texte numérisé non relu

PROLOGUE DE L AUTHEUR

les bras haulx en l'air, les doigts des mains esquarquille:(^ "■', disant à chascun

105 refrain de ses suffrages'''', à baulte voix injatigtiahlement : « Ma coingnée,

Juppiter, ma coingnée, ma coingnée ; rien plus, ô Juppiter, que ma coingnée ou

deniers pour en achapter '* une autre ! Helas ! ma paouvre coingnée ! ».

Ligne 105. G : refain — ■ D, E : infatiguablament ; F, G, H, I : infatiguahUment (I : infatigablement) — 1. 106. H : ma coignéc, ma coignée... ma coignée ■ — 1. 107. G : paovre ; H, I : povre

76. La posture de Couillatris est celle que les théologiens recommandent pour la prière : « Hinc fluit etiam quod ad finem sermonis scmpcr orarc debemus, sequentes in hoc vcstigia Chris^i. Singula porro iUius orationis membra prosequi nimis longum foret, quia illum toto capite dccimo septimo dcscripsit Joannes, sicque exorditur : sublevaiis oculis in caelum dixit... Et pium itaque est et honestum virum orarc volcntem aperto capite esse, juxta illam Pauli doctrinam : omnis vir orans aut prophetans velato capite deturpat caput suum, quia imago et gloria Dei est. Sancta quoque et pia observatio est geniia flectere dum oras; id cnim et Christus fecit, flexis genibus orans... Eo pertinet extensio manuiim vel in altum, vcl in modum crucis super terram, quoniam hujusmodi gcstus omnes animum incendunt et affectum simul cum corpore erigunt in Deum, humilitatem pariunt qua vel maxime movetur Deus et ad exaudiendum redditur facilior... Atque haec omnia prolixius paulo vobis libuit narrare de externo gestu in oratione servando, qucm Neochristiani, ut alia plcraque, immcrito contemnunt contra tam aperta Sacrac Scripturae testimonia, contra Apostolos ipsumque adeo Christum dominum. Vos autem, ut vere catholici et christiani homines, noiite tam sacras ceremonias proptcr impuras haereticorum calumnias intermettere ». Jean Eck, Homiliarum... super Evangelia de Tempore..., 11, Paris, 1566, f" 84 v"-

85 r". Calvin, Iiistit. chrétienne, ch. ix (éd. Pannier, III, Paris, 1938, p. 167) se borne, cependant, à dire : « quand aux maintiens et faccons extérieures du corps qu'on ha coustume d'observer (comme de s'agenoiller et de se defFubler) ce sont exercices par lesquelz nous nous efforccons de nous appareiller à plus grand'reverence de Dieu. » — Le détail : les doigts esquarquille^ rappelle le geste des « Orantes » de l'art paléochrétien, cf. Marucchi, O., L« Catacombe romane, Rome, an XI E. P., in-4°, p. 408, fîg. 136 et 495, fig. 171. R. a pu en voir à Rome dans les Catacombes de St. Callistc et de St. Sebastien qui ont été visitées de son temps, ibid., p. 14 et 208. On pourrait objecter que les « Orantes » ne sont pas à genoux, mais l'erreur de R. est commune en son temps, cf. Antoine du Pinet de Noroy, L.a Conformité des Eglises réformées de France et de l'Eglise primitive..., s. L, 1564, in-i2, p. 134. (M.)

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