Le chanvre. Voir 1. III, ch. XLix. (D
21. Pilote, cf. 1. I, ch. III, n. 63. Le mot est, sous cette forme, chez Lemaire de Belges, Humpers, Etude, 140.
22. Nocher, c'est-à-dire contre-maître — il y en avait douze sur une galère (Paris, Bibl. nat. Ms. fr. 20.008, p. 35, 1582) — de l'ital. mccbiere, Sainéan, I, 118. Le mot était depuis longtemps entré dans la langue littéraire avec le sens, inexact, de « pilote » (cf. Godefroy, D;c/.,X, 204); R. lui redonne ici le sens technique qu'il a dans la marine du Levant, cf. Jal, Glossaire. La forme en -ier est un archaïsme, cf. Vrol., n. 243 et l'orthographe au veut rappeler le lat. nauclerus. (M.)
23. « Matelot léger », c'est-à-dire non qualifié, plutôt que « mousse », cf. ch. XVIII, 1. 22 (éd. M.), où les deux mots se trouvent. De l'ital. ou du catal. /a(/r;"; le mot paraît pour la première fois, peu avant 1442, dans la Salade d'Antoine de la Sale (éd. Desonay, F., p. 154) où le ms. B exphque : « les fadrins, qui sont les paiges servans de la nave ». Cf. Sainéan, I, iio et 467, La Roncière, Histoire, p. 456. (M.)
24. Dans une galère, au xvii« s., ce sont les deux premiers rameurs « qui donnent la vogue » aux autres, cf. Jal, Glossaire ; du prov. espalié, Sainéan, I, 113. Ici matelots qualifiés qui se placent à l'arrière et sont chefs de nage quand on arme les avirons, cf. Denoix, L., "Les connaissances nautiques de R., p. 172. Cf. 1. III, ch. XLix. n. 6. (M.)
CHAPITRH PRExMIER
matelotz feut en la Thalamege". Ainsi cstoit nommée la grande et 5 maistressc nauf^» de Pantagruel, ayant en pouppe pour enseigne" une grande et ample bouteille, à moytié d'argent bien Hz 2» et polly, l'autre moytié estoit d'or esmaillé de couleur incarnat 2». En quoy facile estoit juger que blanc et clairet »" estoient les couleurs des nobles voyagiers »i, et qu'ilz alloient pour avoir le mot de la Bouteille.
Sus la pouppe de la seconde estoit hault enlevée ^^ une lanterne
Ligne 24. A, B, C : //// — A, B, C : Thelamane — 1. 26. A, B, C : /// — A, B, C : po/j — 1. 27. A, B, C : incarnai — 1. 28. A, B, C : les couleurs et devises — 1. 29. A, B, C : voyagers — 1. 50. A, B, C : Sur la — C, H : haut
25. Bateau garni de chambres, Oc<),ajjtT,Yo;, Saincan, I, 463. Cf. Introduction, ch. n. (M.)
26. Cf. I. I, ch. x.wiii, n. 16, Sainéan, I, 112, 464. Le mot est phitôt poitevin que provençal, A. Thomas, Komania, XXXI, 1902, p. 429.
27. Marque. Le mot s'applique non seulement aux « enseignes » des maisons, magasins, etc. et aux bannières, mais à toute expèce de signes distinctifs, cf. Huguet, Dict. La Roncière, Histoire, II, 478, signale le luxe de la décoration qui caractérise les vaisseaux de cette époque, notamment les emblèmes, mais il les place à la partie avancée de la proue qu'on appelait poulaine; cependant la poupe était, elle aussi, richement ornée, cf. Jal, Glossaire, v° poupe et sculpture ; on y mettait aussi des emblèmes (Jbid., v° sculpture, où les textes cites sont du xvii^ , mais voir in fine, la note sur la galère de don Juan d'Autriche en 1568). Les bateaux portaient régulièrement en poupe une ou plusieurs enseignes ou pavillons d'étoiTe, destines à faire reconnaître de loin le navire et à faire des signaux (Jal, op. cit., v° enseignes). Les « enseignes » de la flotte de Pantagruel ne sont certainement pas peintes sur étoffe, l'idée de remplacer les bannières par des objets « haut enlevés » a pu être suggérée à R. par la lanterne (cf.
i. 50) richement décorée qui éclairait les navires à l'arrière (Jal, op. cit., v° poupe). Noter qu'André de la Vigne signale, en 1492, parmi les nefs françaises appareillant pour Naples, « la grant navire au signe de ta Couppe » (Jal, Archéologie, II, 504). (M.)