‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 80 sur 258 · Vin rosé, cf. 1. I, ch. v, n · texte numérisé non relu

Vin rosé, cf. 1. I, ch. v, n

51. Voyageur. Formé sur le subst. voyage avec le suffixe -ier, tandis que voyageur est formé sur le verbe voyager. Voyagier est plus ancien (i^^ex. du Dict. gén. : Eustache Deschamps), usuel au xvi« s. (.\I.)

32. Elevé, cf. ch. xxxii, 1. 83 et xxxiir, 1. 4 (éd. M.), comparer aussi : « une superbe et triomphante fontaine, dont la source montoit par un gros et creux pilier de jaspe haut enlevé et enrichy de plusieurs festons et feuillages d'or et azur », Claude de Taillemont, Discours des champs faë^, 1553, f" 28 dans Bourciez, l^es mœurs polies..., p. 413, mais le mot exprime plus l'idée de relief que celle d'altitude, cf. 1. V, ch. XL (éd. Marty- Lavcaux, III, : 5 5) : « et ne semblaient engravez dans la matière, mais en bosse, ou pour le moins en crotesque, apparoissoicnt enlevez totalement, cf. Godcfroy, Dict., III, 196 et R. Estienne, 1549 : « l'art de faire choses enlevées, anaglyptice... toreutice ». (M.)

antiquaire ^^, faicte industrieusement de pierre sphengitide et speculaire ^*, dénotant qu'ilz passeroient par Lanternoys '^.

La tierce pour divise ^® avoit un beau et profond hanat *' de porcelaine.

35 La quarte, un potet ^* d'or à deux anses, comme si feust une urne antique.

La quinte, un brocq insigne de sperme d'emeraulde ^^.

Ligne 31. I : i:idustrieusement — A, B, C : pierre speculaire — 1. 52. H, I : qu^il — A, B, C : 'Lanternois — 1. 53. A, B, C, H, I : devise ^ A, B, C, I : hanap — 1. 35. A, B, C : ances — A, B, C -.Just — 1. 37. A, B, C, I : broc — A, B, C, I : esmeraulde

33. Non pas « antique », mais « qui a une valeur d'antiquité», cf. 1. III, ch. m, I. 35, conformément au sens du latin antiquariiis d'où R. l'a tiré. (M.)

34. La pierre speculaire, lapis specularis de Pline (XXXVI, 45), transparente, flexible, fissile en feuilles minces, et dont les Anciens faisaient des vitres, est un talc ou un mica. — La pierre phengite de Pline (XXXVI, 46), dure, blanche ou veinée de roux, translucide, peut être la sélénite transparente (variété de gypse ou sulfate de chaux), ou quelque variété d'albâtre. (D.)

35. Cf. 1. II, ch. IX, n. 38, 1. m, ch. xlvii, 1. 38 et n. 10, et 1. V, ch. xxxi, Sainéan, II, 290, Boulcnger dans Hum. et Ren., IV, 211, Spitzer, Wortbildimg, p. 77. La lanterne n'est pas, en soi, une « enseigne », caractéristique car on en voit « haut enlevées » à la poupe des bateaux de l'époque; un statut génois de 1441 oblige même les grosses nefs à en porter trois (Jal, Arch. navale, II, 165). (M.)

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