Devise, cf. 1. I, ch. ix, n. 32. Sainéan
37. Hanap, grande coupe à boire pour plusieurs personnes, du francisque hnap, latinisé en hanappus, la forme hanat (prononcé hand) représente la véritable prononciation, cf. Thurot, II, 120 — où les grammairiens sont divisés, l'orthographe courante hanap ayant probablement déjà amené cenains
à restituer \c p — et les formes du patois citées par Godefroy, Dicf., IV, 411. Dans plusieurs patois (ibid.), comme ici, le mot s'applique à des ustensiles de terre, mais en général le hanap est un objet précieux en orfèvrerie ou en bois, Viollet-le-Duc, Diction, de l'ameublement, II, 11 5-1 21, cf. aussi Gay, Glossaire, où on ne trouve l'argile qu'en 1638. On sait que la porcelaine, alors fort précieuse, vient de Chine, cf. Belon, Singularité-^, 1553, 1. II, ch. 71, p. 298 dans Gay, Glossaire, \° porcelaine. EUe semble si rare qu'un voyageur de 1607 éprouve encore le besoin d'expliquer : « C'est une poterie de fort belle terre blanche », Atkinson, G., L,es nouveaux horizons, p. 60. Pour la forme cf. 1. III, ch. XXXII, 1. 100. (M.)
38. Primitivement « petit pot », mais on rencontre fréquemment, au xv^ s., de « grands potets », le mot semble donc désigner une forme spéciale de pots à une ou deux anses, généralement en terre. Usuel encore en divers patois, notamment en Poitou (Godefroy, Dict., VI, 340, et Gay, Glossaire, z66 sq.). (M.)
39. Pour presme d'émeraude (du Pinet), prasme des anciens lapidaires, prasinus lapis de Capitohnus et de Cassiodore, prasius de Pline (XXXVII, 34). Gemme verte dont Pline décrit trois variétés : l'une semée de points rouges (jaspe sanguin ?), l'autre