C'est notre « mosaïque », les ch. xxxvii
et xxxviii du 1. V décrivent longuement un pavage et une voûte de ce travail; mot récent emprunté à l'ital. mosaico (lat. médiéval miisaiciim), qui remplace l'a. fr. musi, music, du lat. clas. miisivum. (M.)
55. Petit tonneau portatif où l'on porte le vin aux ouvriers, même racine (franc. bera) que baril; le mot, bourguignon, lyonnais, provençal, languedocien, est très commun et désigne, notamment, des tonnelets d'ornement en orfèvrerie, etc. (Wartburg, ¥r. Etym. Worterb., I, 331, Huguet, Dict., Sainéan, II, 185, qui le croit seulement, à tort, languedocien). (M.)
56 Cf. 1. I, ch. VIII, n. 59.
57. Globules nacrés qui se forment dans le manteau de l'Avicule perlière, Aîeleagrina margaritifera, L., du Golfe Persique et de la mer des Indes. La perle était déjà connue des Anciens : « Indicus maxime bas (margaritas) mittit Oceanus ». (Pline, IX, 54). (D.)
58. Lat. ars topiara, cf. R. Estienne, 1549, « opus topiarium : ouvrage de verdure qu'on voit parmi les jardins en forme de bestes ou autres », le sens réel est plus large : c'est l'art du jardinier paysagiste, cf. Grimai, P., 1j s jardins Romains, Paris, 1943 (Bibl. des Ec. fr. d'Athènes et de Rome, 155), p. 93 sq. Les textes latins que R. pouvait connaître n'étant pas parfaitement clairs, il a pu songer ici, non à l'art de tailler les arbres, — topiaire étant alors suggéré par vignette — mais à l'art du jardinier-fleuriste, d'après PUne, XVIII, 68, 3, qui s'appliquerait mieux à des perles de diverses couleurs, (M.)