Prologue. R. donne ici à ce participe présent un sens passif. (M
58. « Neque enim corpus, ut arbitror, corpore curant [medici]... sed anima corpus curât. » (Platon, De Rep., dial. III, in Omnia divini Platonis opéra, éd. M. Ficin, Lyon, Vincent, 1548, in-fol., p. 386). — • « Ad haec quas vigilae, ac tristitia accendunt... modis... omnibus laborantes exhilaramus » {Collectaneorum de re medica Averrhoi pbilosophi... sectiones très, éd. Bruyerin Champier, Lyon, Gryphe, 1537, in-4'', sect. III, De ratione curand. morb., cap. 8, fol. Qe v°). Averrhoès a, par ailleurs, paraphrasé les préceptes donnés par Avicenne (Regimen coiwalescentium) sur le traitement moral des malades; il recommande d'user « laudabili colloquio... administrentur eis laetificantia et cantilenae. » (Avicenne, Cantica... cum Averrhoïs Cordubensis commentariis, éd. Blasius et A. de Bellune, Traité I, 2= partie, fol. 129, col. i). — La doctrine est classique chez les Scolastiques : « Les esprits peuvent être projetés au dehors par les yeux... Quand l'âme est agitée par la méchanceté, comme il arrive chez les vieilles, le regard devient maléfique, spécialement pour les enfants dont le corps est tendre et reçoit facilement les impressions. » (St. Thomas d'Aquin, Somme Théologique, la p., q. Iiy, a. 3, ad 2um dans V Ame humaine, la, q. 75-83, trad. fr. par J. Wébert, O. P., 1928, p. 378). Elle fut encore défendue
EPISTRE LIMINAIRE II
55 Sus toutes choses, les autheurs susdict^ ont au médian baillé advertissement particulier des parolles, propous, abouche ff/ens '"^ et conjabulations qu^il doibt tenir avecques les malades de la part des quel^ serait appelle. Lesquelles toutes doibvent à un but tirer, et tendre à une fin, c'est le resjouir sans ojfense de Dieu et ne le contrister en façon quelconques. Comme grandement est par Hero-
60 philus^" blasmé Callianax^'^, medicin, qui, à un patient l'interrogeant et demandant : « Mourraj je ? », impudentement^'''' respondit :
Et Patroclus à mort succumba bien,
Qui plus estoit que ne es homme de bien *^.
A un aultre voulent entendre l'estat de sa maladie, et l'interrogeant à la 65 mode du noble Vatelin ^* :
Et mon urine Vous dict elle poinct que je meure ? ^^
// follement respondit : « Non, si t'eust Latona, mère des beaulx enfans
Phœbus et Diane, engendré. » Pareillement est de Cl. Galen, lib. 4. Comment.
70 in 6. Epidemi., grandement vitupéré Qiàntus, son précepteur en medicine,
lequel à certain malade en Kome, homme honorable, luy disant : « Vous ave^
Ligne 56. 1 -.propos — doit — 1. 58. H, I : resjoiiyr — 1. 59. H, I : quelconque — 1. 65. G : n'es — 1. 64. G, H, I : autre — I : voulant — H : entendre'' estât — 1. 67. G : point — 1. 69. I : lib. quart. — 1. 70. I : sext. Epidem. — précepteur
en 1634 par Marin Cureau de la Chambre lianax ^ ne fut point blâmé par Hérophile,
en ses Nouvelles pensées sur les causes de la mais par Galien qui rapporte l'anecdote
lumière, du débordement du Nil et de l'amour d' in- {Galeni in lib. VIHippo.de morbis vulgarib.
clina/ion ; c(. Michàut, I^ santé est-elle conta- comm. IV, c. 9, éd. Frobenius, 1561,
gieusei M. Charpentier et le sieur de la Chambre, classe III, p. 355). (D.)
Chron. médicale, 17 sept. 1904, n° 18, p. 596- 62. Impudemment. Cf. 1. I, ch. v, n. 6,
597. Pomponazzi l'admet et il s'en sert et Brunot, Histoire, II, 369.
pour expliquer les miracles dont il nie 63. Traduction de Iliade, XXI, 107 :
l'existence. Busson, H., Rabelais et le <■ xi-:Oave y.a". ni-rpoxXa;, iJT.t^ aio tjXXôv
miracle. Revue des Cours et Conférences, àjjLEivtuv ».
15 févr. 1929, p. 387. (D.-M.) 64. Pathelin, v. 656, cf. Cohen, R. E. R.,