‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 136 sur 269 · V. 1833. — Ont le prevost des niareschaulx · texte numérisé non relu

V. 1833. — Ont le prevost des niareschaulx

C'était le fameux Tristan l'Hermite, chef de la police militaire, et qui apparaît, sous cette qualité, dès 1435. « Tristan l'Hermite, escuier, et prevost des mareschaulz. » Jean Chartier, Chronique de Charles VII, t. I,p. 212, chap. 109 (an. 1435, sept.-oct., édit, Vallet de Viriville). La signature autographe de Tristan l'Hermite (et Lermite) se trouve à la fin du fr. 9688, fol. 48 : Tristan. (Chronologie universelle, volume

à lui donné « la veille de Noël, l'an mil cccc soixante et trois. » Dans le procès de Charles de Melun, il se qualifie ainsi : << Informacion faictc par nous, Tristan Lermite, chevallier, prevoust de l'oustel du Roy nostre Sire et des mareschaulx de France ; Pierre de la Dehors, licencié en loix ; Thomas Triboult, notaire et secrétaire du Roy nostre sire; et Jehan Mauctaint, examinateur ou Chastellet de Paris » (an. 1468). Fr. 2921, fol. 25. (Tous ces personnages, sauf Thomas Triboult, figurent, en nom ou en fait, dans les poésies de Villon.) — A donne une leçon assez drôle : Qui ont bien servi... Le bon prevost ; mais qui est invraisemblable ; car, plus que tout autre, Villon se serait bien gardé de plaisanter le terrible prévôt, homme dont il ne faisait pas bon d'attirer l'attention : Villon ne le désigne que par sa fonction, et s'abstient prudemment de le nommer.

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