‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 16 sur 269 · V. 1296. — Pour leur en acheter des faons · texte numérisé non relu

V. 1296. — Pour leur en acheter des faons

Nouveau calembourg de Villon qui joue sur le mot faon signifiant pâtisserie (hi. Jîatoncm, dans Fortunat, avec ce sens), (itflaon disque de métal de la dimension de l'empreinte qu'il est destiné à recevoir pour faire une pièce de monnaie. — Sur la confection des flaons, cf. ci-dessus la note au v. 1 165 du T. — La pâtisserie parisienne a toujours joui d'une réputation méritée. Un prédicateur du xiiie siècle reproche aux écoliers, et particulièrement aux jeunes clercs, de trop aimer les gâteaux :

Parisiits, hcus egregins, mala gens, bomi viïla, Nam duo pastilla pro nmnnio danlur in il la.

(Lat. 16089, foL 15), cité par Hauréau, Notices et extraits de quelques inss. de la Bibliothèque nationale, t. IV, p. 248.

Adieu Paris, adieu petiz patcz

dira Deschamps, au siècle suivant, dans l'énumération mélancolique des choses qu'il regrette, lorsqu'il se vit contraint de quitter la « grant ville » qu'il aimait tant. Œuvres, t. V, p. 51. — Cf. Du Gange s. v. tvastellus.

CXX. — Ce que demande Villon, c'est qu'ils reçoivent une bonne éducation, dût-on avoir recours aux coups ; qu'ils aient leur chaperon enfoncé sur la tête, les pouces sur la ceinture, et niant leurs dettes. C'est alors qu'ils passeront pour « enfans de lieu de bien ».

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