V. 1970. — A nnisars, a claquepatins
Claquepatins . Semelles fort épaisses que les élégants, à l'exemple des ^femmes, portaient pour se grandir. A C donnent : claquepatins ; F liquepatins, mais, comme le dit Littré, « la clique est la même chose que la claque. » Dict. s. v. clique.
Or ça, Sire, durant la messe, Vous allez vous point pourmener Devant la place ou la déesse Si devoit son corps séjourner ; Ou quant venoit au retourner Claquetiez vous point le patin Affin que l'oeil voulsist tourner Pour entendre votre latin ?
Damp Prieur à V Amant, dans VAniant rendu cordelier en Vohservance d'Amours. Fr. 1661, fol. 195. Voici le côté des dames, c'est la Bourgeoise qui parle :
Si n'avons robes de satin
Pour faire monstre ou estendart,
Nous portons le petit patin
Et la bote faulve, a couvert ;
Et pensez que ung beau corset vert,
Ou une chausse bien tirée Vault bien ung tetin découvert, Ou robe de soye figurée...
Le Débat de la Danioiselle et delà Bourgeoise, fr. 1661, fol. 9. V. 1972. — Portans surcot^ et justes cottes.
Les « justes cottes» ou cottes ajustées, dessinant les formes du corps, étaient particulièrement portées par la fille galante. Cf., ci-dessus, le passage de Christine de Pisan où elle lui recommande « qu'elle se veste et aflfuble de cote large et honneste». Cf. Test. 151 3, note, t. III, p. 403.