V. 2002. — Ce jura il sur son couillon
Sur cette « relique » comme l'appelle Raison dans le Roman de la Rose (t. II, p. 140, V. 7140 et suiv., êdit. Z,.), Villon n'hésite pas de jurer. Toutefois, « il le jura, mais sans le jurer. » Plaisanterie double, en connexion avec ce brocard de droit: Testis unus, testis nullus; et qu'un des derniers commentateurs de "Villon traduit par : « jura sur son honneur » (!). J.-M. Bernard, François Villon (1918), p. 157. C'est le cas de se demander, en parodiant la réponse de Molière au pauvre « où l'honneur va-t-il se nicher ! » Jean de Garlande n'aurait rien compris à ces subtilités, lui qui écrivait dans son Dictionarins sive de dictionibus obscuris : « Natura tria dédit homini genitalia, quae sunt virga virilis et duo fratres penduli qui sunt testiculi. » Lat. 11282, fol. 3"^ (ms. du xiiie s.). — Le mot est encore employé par Jean de Meun à propos d'Origéne, t. III, p. 140, v. 17452. Rabelais lui consacrera toute une litanie, liv. III, cliap. xxvi.