V. 9. — // n'est oigendrevieiit qu'en boiiig
Il faut metire boing, comme le fait F. La forme boing, quoique moins fréquente que la forme baitig, se rencontre assez souvent dans les textes. « Et pource vous fault avoir le boing ; et lors lui geta une demoiselle de Tiaue sur la teste. » Le Livre du roy Modus, fr. 615, fol. 142b. Dans La Légende de sainte Katherine de Sainne, on lit ce passage :« Une foyz la mère pour récréation corporelle la meni aux boing/. natureulx dont l'eaue sault de terre treshaulte. Et la s'en vont boingnier les malades. Pourtant que la vierge... ne pouvoit son corps chastier en ces boingz, elle trouva une nouvelle manière de pénitence. Car quant sa mère s'en aloit du boing, Katherine lui donnoit a entendre qu'elle boingneroit plus a son aise seule que en compaignie. Et quant sa mère estoit hors des boings... « Fr. 9761, fol. 17 ro et vo (ms. du
XVe s.).
Les rimes besoing, loing, soing, baing, poing se retrouvent dans un médiocre rondeau de Charles d'Orléans, fr. 1104, fol. 73a(édit. ChampoUion, rond. XL p- 116). — Le vers de Villon pourrait être une allusion aux « baignoiries et aultres festoyemens avec femmes » que Commynes reprochera à la Maison de Bourgogne, Mémoires (édit. Dupontj, t. I, p. 18 (an. 1464).