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V. 2. — Fleuron de lys, royalle geniture

Cette double appellation qui pourrait paraître emphatique n'avait nullement ce caractère au temps de Villon. Jean de Montreuil, dans une lettre aux princes du sang, met comme suscription à celle-ci : « Altissimae Liliorum prosapiae Domiuis » (dans Martène, Veterunt Scriptor. et Monument, amphssima collcctio,i. II, col. 1362).

— royale geniture. . .

O Achillès, royale geniture,

Chevalier preux... (fr. 1642, fol. 445 vo).

Trois fleurs de lis figurent, comme on sait, dans l'écu de la Maison de Bourbon. Jean II, duc de Bourbon (1456- 1488), portait d'azur à trois fleurs de lys d'or, au bâton de gueules en bande brochant sur le tout. Cf. le lat. 8408, De laudibus D. Principis Joannis Borbonii de Paul Vieillot (Paulus Petrus Senilis), exemplaire de dédicace. Au fol. i r", une miniature représentant l'auteur off"rant son manuscrit au duc Jean II de Bourbon. Les figures, très soignées, semblent être des portraits. Le duc est représenté tel qu'il est dépeint dans les vers de l'auteur, avec de longs cheveux « jaunes comme fin or » ainsi qu'on disait alors. Encadrement sur fond d'or, fleurs et feuillage : en bas, un ange tenant les armes ducales. Paul Vieillot, lui aussi, sollicite dans son livre la générosité du noble duc ; mais ses distiques, d'ailleurs corrects, ne dépassent

pas une honnête médiocrité : ils sont toutefois fort intéressants par les particularités qu'ils contiennent sur la personne du donataire. Cf., sur Paul Vieillot, une note dans les Epislole et orationes de mon édition de Gaguin, t. 1, p. 25, n. i.

— On trouvera une curieuse vue contemporaine de Moulins dans VArmoriaJ cV Auvergne, Bourhonois et Forcst de Revel, dédié à Charles VII, fr. 22297 : La ville et chnsteau de Molins, fol. 369 (reproduits en fac-similé par Achille Adler, Vancien Bonrhonnais (Moulins, 1828, in-fol.), Atlas, planche 115; de même dans l'ouvrage de P. Champion, t. II, p. 98-99. — On lit, au début de la dédicace de l'auteur : Registre cVarnies de Guillaume Revel, atiUrement dit en vostre service Auvergne, humble et obéissant hcraiilt (fol. i'"*). - — (Précieux ms. à miniatures, malheureusement inachevé.)

V. 3-4. — François Villon que Travail a dompté A coups orbes, par force de bature.

Travail. Cf. 'lest. 95.

— a coups orbes, coups portés avec un instrument contondant. « Plusieurs coups orbes. » Chronique scandaleuse, t. I, p. 8 ; et fréquemment dans les lettres de rémission.

v. 17-18. — Car, si du glan rencontre eu laforest

D'entour Patay, et chastaigncs ont vente...

« Entour Patay n'y a aucune forest et n'y vend on chastaigne », observe Marot. Cf. une plaisanterie analogue dans le Lais, 123-124.

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