‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 20 sur 269 · V. 1 3 10 ; 1 3 1 3. — Sans recevoir leur assigne · texte numérisé non relu

V. 1 3 10 ; 1 3 1 3. — Sans recevoir leur assigne

Sur VosleJ de Gneuldry Gitillanmc.

«< Item, je vueil et ordonne que trente cinq solz Parisis que devoit ôuillaume Mont Lehery a cause de Jehan Charron assignez par lui sur le jardin et saussove... soient assignez sur ma maison. » Tuetey, Testaments, p. 572. — Quant à cette graphie sans (pour cens) donnée ici, comme au vers 222 du Lais, par tous les mss., l'équivoque semble bien voulue : ce qui le donne à penser, c'est qu'au vers 180 du Testame)U où le poète parle sérieusement, la graphie sans (pour cens) n'apparaît nulle part dans ces mêmes manuscrits (cf. la note au vers 222 du Lais.)

— Sur Vostel... — « Sur la maison présentement au boucher Gueldry, et qui fut avant à Guillaume. » Cf. ci-dessus la note aux v. 222-223 ^^ Lais. — A remarquer, dans ce huitain, les terminaisons en -é pour -ai à la I re personne du prétérit de l'indicatif, forme qu'on trouve dès le Xliie siècle, jusqu'à la fin du xviii^. Cf. Ordonn. des rois de France, t. I, p. 212, n. a. « Je les assembleré le plus tost que je pourré, et les vous envoyeré. » Lettres de Louis XI (édit. Waesen), t. II, p. 65 (juillet 1462). — Cf. précédemment, Lais 281, 285. Les exemples abondent ; il n'y a donc pas lieu d'y voir « l'orthographe personnelle du poète », comme le croyait Longnon (fe édit., p. xcvi). Sur é = aiy cf. une note d'Arthur Langfors dans son édition du Roman de Fauvel, p. XLi, n. 2.

On a vu dans le Lais (note au v. 304) Villon parodier le jargon philosophique de l'école. Dans le présent huitain cxxi, il accumule les termes de droit, comme le fera Molière, au souvenir de son contrat de mariage, dans l'École des Femtnes (act. IV, se. n, v. 1057 et suiv.). Charles d'Orléans s'est amusé, lui aussi, à parodier le langage de la chancellerie de son temps :

Savoir faisons que le duc d'Orléans Nommé Charles, a présent jeune d'ans, Nous retenons pour l'un de nos servans Par ces présentes...

(Œiiv., édit. Champollion, p. 15.) — Cf. également la ballade CVII (p. 196) :

A ceulx qui verront ces présentes, Le bailli d'amoureux espoir Salut!...

CXXII. — • Villon continue le même genre de plaisanterie qu'au huitain précédent.

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