‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 207 sur 269 · V. 107-108. — Seloti de Caton Vescripture · texte numérisé non relu

V. 107-108. — Seloti de Caton Vescripture

Patrem insequitur proies.

Allusion flatteuse à l'adresse du duc Charles. — Ce vers (108) ou plutôt ces éléments de vers remaniés pour les besoins de l'octosyllabique (comme plus bas, le v. 120) n'est pas de Dyonisius Caton, comme le croyait Villon ; du moins, il ne figure dans aucune des nombreuses éditions des Disticha de morihus. Il est emprunté à un distique qu'a relevé Langlet du Fresnoy à propos d'un vers du Roman de la Rose : Tel la mère, tele la fille (t. II, p. 238, v. 9375, et n. i de l'édit. Méon) :

Fera quiâetn res est, palrem seqiiiltir sua proies. Et seqiiitur leviter filia tnatris iter.

(Villon, V. ii6 = De saige mère, saige enfant.') Mais Lenglet n'en indique pas l'auteur, non plus que Deschamps qui, dans Le Miroir de mariage, avait rappelé l'adage :

Tele la merecom la fille;

Car voulentiers tient, par saint Père,

Le chemin fille de sa mère,

Si comme le poète dit

Qui ceste chose nous escript.

(T. IX, p. 107.) Wilhem Binder qui cite le Patrem sequihtr sua proies dans son Medulla proverhioruni latiuornm (Stuttgart, 1856, in-12), no 1332, n'en indique pas la source. L'hémistiche est allégué dans Le Journal d'un bourgeois de Paris, et suivi de sa traduction française : « Vraiement les enfans ensuivent voulentiers leur père » (p. 256, !'■« ligne). — Cf. un proverbe similaire : Patris est filins, dans les Adagiorum Chiliades IV, cent, m, 36) d'Érasme (p. 912 de l'édit. de Bâle, 1536, in-fol.). Erasme ne fait aucune allusion au distique susdit.

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