‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 212 sur 269 · V. 4-5. — En cest exil auquel je suis transmis · texte numérisé non relu

V. 4-5. — En cest exil auquel je suis transmis

Par Fortune, comme Dieu l'a permis.

L'euphémisme est plaisant : Villon ne semble vraiment pas avoir conscience de ses torts (c'est peut-être crimes qu'il faudrait dire) : le « comme Dieu l'a permis » sent son papelard ; mais, le plus curieux, c'est que — très probablement — Villon était de parfaite bonne foi en s'exprimant ainsi.

— En cest exil, nouvelle allusion, soit à son bannissement par justice (cf. V. 65-68 de la pièce précédente, et Notice biographique, p. 49) soit au fait d'être enferré dans une basse fosse de Meung- sur-Loire ; toute

chose qu'il considérait — ce Parisien de Paris — comme un exil (littérairement parlant). A rapprocher le i^r vers de celui de son Epitaphe : « Rigueur le transmit en exil » (Test. 1899).

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