‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 213 sur 269 · V. 6. — Filles, amans, jeunes gens et nouveaulx · texte numérisé non relu

V. 6. — Filles, amans, jeunes gens et nouveaulx

« Filles, amants, jeunes gens et adolescents. » Ce vers est une réminiscence du verset 12 du psaume CXLVIII :« Juvenes et virgines, senes cum junioribus... »

— Filles, amans... Peut-être aussi Villon, avec la mobilité de son esprit, pense-t-il aux « chanteresses », « menestrieres », ces compagnes des jongleurs de la dernière classe, ces sauteuses de corde, « tomberesses », « joeresses de bateaux » qui exécutaient des tours de gobelets; toute cette bohème qui gravitait autour des Enfants sans souci. Cf. L.Gautier, Les grandes épopées françaises (Paris, 1892, 2^ édit.), t. II, p. 21 et suiv.

— nouveaulx. — Ce mot désigne sans doute les derniers reçus dans les confréries théâtrales, sportives et autres qui abondaient alors. Il se rapproche aussi, comme sens, du mot « novice », ainsi qu'il apparaît dans la phrase suivante : « Par quoy en ce présent livre qui peult estre nommé la Fleur ou la Mer des histoires, et en latin est appelé Rudimentum noviciorimi, c'est a dire en françois le Rudiment des novices ou VEnseignement des nouveaulx. » La Mer des hystoires, Paris, Pierre Lerouge, 1488, t. I, fol. I vo. — A rappeler que novitius, en latin, avait le sens de nouveau venu, nouvel arrivé, d'où le français novice; de même dans le latin médiéval, comme dans le Tractatus fratris Bonaventure de informatione juvenum ac specialiter novitiorum, \zx. 10717, fol. 32 vo (ms. du xv^s.); VEpistola Henrici de Coestueldia de instructione juvenum et novitiorum, lat. 107 18, fol. 2 (ms. du xve s.), etc.

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