V. 17. — Quant mort sera, vous lui fer e^ chaudeaux
=1= « Quand il sera mort, vous serez aux petits soins pour lui ; il sera bien temps ! » Adaptation du vieux proverbe « Quant je seray mort, si me faictes chaudel. » E. Langlois, Aucifus proverbes fr., n° 565, Bibl. de r École des Chartes, t. LX (1899), p. 593. Quant au chaudeau, ce bouillon chaud offert aux invités après la noce, cf. Du Cange s. v. caletu»!.
V. 18-19. — Ou gist, il n'entre escler ne tourbillon : De murs cspoix on lut a fait bandeaux.
= « Derrière ces murs épais qui lui font comme un bandeau de pierre, il n'a pas à craindre les éclairs ni les tourbillons. » Quelques vers plus haut, Villon disait « En fosse gis » (v. 3), <> Mis en bas lieu... ))(^«^ 739). « Enferré... » {Test. 741) tout un été, au pain de douleur et à l'eau de tristesse. Pour être soumis à ce régime, il fallait que son cas fiît particulièrement grave, puisque son privilège de clerc ne lui avait servi de rien. Jean le Boutilier observe, en effet, dans sa Somme rural, au chapitre Des gardes des prisonniers : « Item ne doibt nulz estre mis en fosse ne chartre sans enseignement de loy, et que le mefFait soit tel que le cas de son meffet le désire... Et doibz savoir qu'il veult dire par la loy escripte chartre, fosse et autre prison sans clareté. Car dure chose seroit et est a homme chrestien d'estre en telle prison, se le meffet n'est moult grief et pesant. » Fr. 21010, fol. 191"^, chap. 287 (ms. de 1460).