V. 24. — Mais seulement de Dieu de paradis
C'est aux plus grands seigneurs, au roi lui-même que s'adresse Vil- Ion, au roi qui ne tient sa couronne que de Dieu (cf. Test. 10, note). « C'est l'axiome mainte fois proclamé de l'ancienne royauté française. Ainsi aux États de 1302, en réponse à la bulle Ausculta fili, lit-on : « Regnum Francie quod, Deo propitio, praedecessores nostri sua industria et virtute gentis suae, expulsis inde Barbaris, acquisierunt, et partum, strenue gubernando, a fietiiine nisi Deo solo usque nunc fortiter tenuerunt... » (G. de Nangis, édit. Géraud, t. I, p. 315. Note de P. Meyer dans Le Débat des Hérauts d'armes de France et d'Angleterre, p. 133. On retrouve la même protestation dans Philippe de Mcziéres : « Et si vous di auxi que l'empereur ne le roy qui ne recongnoist souverain, n'ont aucune seigneurie proprement propre du pappe ne d'autre homme humain, se ce n'est de Dieu seullement. » Le Songe du Vergier, n. acq. fr. 1048, fol. 122 v°. — Cf. d'autres preuves réunies par Dupin, Libertés de V Eglise gallicane (Paris, 1824), p. 6-7.