‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 232 sur 269 · V. 25-26. — Alixandre, qui tant feist de heinee · texte numérisé non relu

V. 25-26. — Alixandre, qui tant feist de heinee

Qui voulut veoir l'estoille pouciniere...

= « Alexandre qui versa tant de sang. » Hèmée de aî[j.a, sang, par extension « carnage ».

Encontre le grant Alexandre Qui par entreprises haultaines Fist tant de sang humain respandre.

Martin Le Franc, fr. 12476, fol. 2^.

— L'estoille pouciniere, nom vulgaire des Pléiades, constellation dans le signe du Taureau :

Les VII. signes ne tent pas, Ne le Char, ne la Pouchiniere.

Fr. 12476, fol. 84. (Il s'agit d'Apollon répondant au défi de Marsyas.)

Toutesfoiz on eust arraché Aux dens l'estoille poulsigniere.

Pathelin, fr. 25467, fol. 61. (Ces vers correspondent aux vers 428, 429 de cette farce, à l'opposé des mss. et des imprimés qui donnent justement : « Toutesfois on eust arrachié — Les dens du villain marsouyn... » La distraction du scribe du fr. 25467 n'en reste pas moins singulière : cf. la note aux vers 1985-1986 du lest.).

Je voel monter au ciel veoir le firmament

Veoir voel les montagnes, en haut le comblement,

Li ciel et les planètes et tout l'estellement.

Et tous les ,xii. signes u H solaus descent,

Et comment par le mont corent les .iv. vent.

Li Romans d' Alixand re (édh. MichehnX, Siuttgan, 1846), cité par Eugène Talbot, Essai sur la légende d'Alexandre le Grand dans les romans français du XII^ siècle (Paris, 1850, in-80), p. 161. Cf. aussi La légende

COMMEXTAIRE ET NOTES 595

d'Alexandre le Grand montant au ciel dans les Annales archéologiques, t. XXV (1865), p. 143 et suiv. ; et la reproduction du bas-relief de l'ascension d'Alexandre, bas-relief byzantin à Saint-Marc de Venise ; également donné dans F Art hy^antin de Bayet, p. 189. — A propos de r« estoille pouciniere », Jean de Meun, dans sa traduction de Vegèce faite en 1284, nous apprend que de son temps « li François l'apelent la Geline pouciniere... » Fr. 2063, fol. 101. — Cf. VHist. litt. delà France, t. XXVIII (1881), p. 397.

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