‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 236 sur 269 · V. 4. — Sçaura mon col que mon cul poise · texte numérisé non relu

V. 4. — Sçaura mon col que mon cul poise

Je dirai de Fortune, encore ains que m'en voise, Quant Fortune a a homme doné d'avoir grant poise, Se il s'en orguillist et maine foie noise, Bien tost porra sa goule savoir que son cul poise.

COMMENTAIRE ET NOTES 6oi

Le Dit deMoni'ol de For lune, fr. 837, fol. 248''. (Jubinal — et il n'es: pas le seul — s'est permis d'écrire à l'encre, sur le manuscrit, vis-à-vis de ce dernier vers : « Villon a pillé ceci. ») — « L'expression de ce dernier vers était devenue comme proverbiale, écrit Victor Le Clerc. Ainsi dans cette espèce de tenson entre Reinirl et Piaudoue, Piaudoue reproche à Renart, presque dans les mêmes termes, la mésaventure de son grandpère :

De combatre se tuit por sot, Qu'au darrenier sa goule sot Combien son cul pesant li fu.

(fr. 837, fol. 77''.)

« Villon, comme on le voit, a pu se rappeler ces vieilles rimes, ou plutôt c'était un dicton vulgaire, qui était arrivé jusqu'à lui. » Hist.litt. de la France, t. XXIII (1856), p. 468. — A noter que ce Moniot, qui était parisien, mourut au commencement du xiv= siècle.

XlY.—L'Epitaphe Villon.

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