‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 256 sur 269 · Vers · texte numérisé non relu

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2. Adenet le Roi est également l'auteur des Enfances Ogier où figure Ogier le Danois allégué par Villon dans son Testament (y. 1803). Sur Berthe aux grands pieds, cf. G. Paris, Histoire poétique de CiMrtemagne (Paris, 1865, in-80), p. 223 et suiv.

3 . En voir la liste dans Ulysse Chevalier, Répertoire des sources historiques du moyen 4?"^ (1903), et cf. Er. Langlois, Tal^te des noms propres de toute nature compris dans les chansons de geste imprimées (Paris, 1904, in-80).

Villon soit « Béatrix de Provence, mariée à Charles de France, fils de Louis VIII' »? Même critique à l'adresse d'Alis qu'il déclare, sans autre préambule, être « Alix de Champagne, mariée l'an iiéo, à Louis le Jeune, roi de France, et morte en 12062 ». Qu'en sait-il? Quelle preuve peut-il en donner? Si toutefois l'on parvenait à trouver dans un même ouvrage les noms des héroïnes de Villon, on pourrait alors inférer — avec de grandes chances de vérité — que c'est là qu'il est allé les choisir. Or, la chanson de geste d'Hervi deMet^}, du cycle lorrain, offre justement cette curieuse particularité de contenir, tout au début, les trois évocations de Villon,

Berfe au granl pié, Biefris, Alis.

Telle est, en deux mots, cette histoire : Pierre, duc de Lorraine, avait une fille Aélis. Il consulte ses barons pour savoir à quel homme il devait la marier :■

1. Œuvres de maislre François Villon (Paris, 1852, in-8), p. 128, n.

— Cette dernière (Aèlis de Champagne) figure dans une chanson de Conon de Béthune. Cf. M. A. Wallenskold, Chansons de Conon de Béthune, trouvère de la fin du XII^ siècle... (Helsingfors, 1891, in-8), p. 223. Aélis, la belle-fille de Blanchefleur, est citée dans Aliscans, chanson de geste (Paris, 1870, in-8) :

C'est Aelis, la preus et la senee, Une pucelle, plus est bêle ke fee.

{Les anciens poètes de la France, publiés sous la direction de Guessard.)

— Une autre Aélis, comtesse de Chartres, et fille de Louis VII et d'Aliéner, est nommée dans la Rotrouenge de Richard Cœur de Lion (K. Bartsch, La langue et la littérature française depuis le IX^ siècle jusqiiau XIV^ siècle, Paris, 1887, in-8), p. 3 11, etc., etc.

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