LE JARGON ET JOBELIN DU DIT VILLON
G. Paris n'était pas d'avis qu'on publiât les ballades écrites en jargon qui intéressent surtout les spécialistes; ou du moins pensait-il qu'il convenait de reléguer ces dernières en appendice". C'est ce qu'on a fait ici. Chronologiquement, leur place serait entre le Testament et les pièces du procès. Dans l'impossibilité d'en donner un texte critique, c'est celui de Pierre Levet qui est ici reproduit pour les six ballades traditionnelles sans donner les variantes des éditions postérieures; et, pour la septième ballade, le texte du ms. de Stockholm, d'après le facsimilé. La collation des six ballades a d'ailleurs été faite par M. P. Champion qui constate que le résultat en est à peu près négatifs. Aucun commentaire suivi n'a été donné pour ces ballades, et les quelques mots qui figurent au glossaire sont ceux dont le sens est assuré par le Procès des Coquillards (1455), intégralement publié dans l'ouvrage de M. Sainéan; par le Glossaire étymologique que ce dernier a rédigé avec renvoi aux ballades de Villon, et qui termine le second volume des Sources de l'argot ancien (précédemment dans l'ouvrage sur V Argot ancien^ 1907), et par quelques rares documents contemporains >. Ce n'est pas qu'il n'y ait eu des érudits qni se sont flattés de tout comprendre et de tout interpréter : les traductions du Jargon dues à Vitu4,