‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 31 sur 269 · V. 1 574-1 375. — Car au Pas conqitester Vah · texte numérisé non relu

V. 1 574-1 375. — Car au Pas conqitester Vah

Que tint Régnier, roy de Cecille.

Le roi René avait fait consigner le récit de ce tournov dans un manu-

scrit qui était encore dans la bibliotlièque du chancelier Séguier, au xviie siècle, et qui avait disparu depuis. M. Paul Durrieu l'a retrouvé à la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg. Ce ms. est orné de précieuses miniatures qui reproduisent avec un soin minutieux les détails du texte. Cf. Compte rendu de F Académie des Inscriptions et B.- Lettres (1^14), p. 123. — Sur ce pas d'armes qui eut Heu à Saumur, en 1446, cf. Lecoy de la Marche, Le Roi René, t. II, p. 146 ; et sa description dans Quatrebarbe, Œuvres complètes du roi Rem', t. I, p. lxxx d'après Wulson de la Colombière qui avait consulté le ms. du chancelier Séguier, ms. dont il vient d'être fait mention.

— Conquesler . Ce mot, employé par Villon, est absolument exact. puisque Robert d'Estouteville était sorti vainqueur d'un combat dont Ambroise de Loré était le prix.

— Tenir un pas était l'expression consacrée en langage de chevalerie. Cf. fr. 5739, fol. 156.

En venant de Lvon de veoir tenir le pas.

Je rencontrai trois dnmes qui dansoicnt bras a bras.

Chanson du XV^ s., citée par Saiute-Palaye, Dict. hist., au \not pas. Cf. également Bernard Prost, Traité du due! judiciaire, relations de pas alarmes et de tournois (Paris, 1872, in-S°) : toutefois L'Hystoire et plaisante Chronique du petit Jehan de Saintré est encore le meilleur guide pour entrer dans l'intelligence de ces matières spéciales. Sur les neuf mss. aujourd'hui connus de Sainlir, la Bibl. nat. en possède quatre : fr. 19169, 24579, 1506 (daté de 1459) : et le n. acq. fr. 10057 (écrit en 1456) volé par Barrois, et qui a fait retour à la Bibl. nat. en i90i.Le fr. 19169 et 24379 oftVent la plus ancienne rédaction. Cf. l'étude de G. Raynaud dans la Romania, t. XXXI (1902), p. 527-556. — On attend toujours une édition critique de ce charmant roman d'Antoine de La Sale,, l'édition de J. -Marie Guichard ne pouvant prétendre en tenir lieu (Paris, 1843, in-80). — Quant à la forme Cecille, c'est celle qu'on rencontre presque toujours au xv^ siècle. Commynes n'écrit jamais autrement. — Sicile QSi toutefois employé par Courtecuisse au début du siècle, dans ce passage : « Je croy que en ceste espérance et aussy par les grans miracles de lui, feu dame de bonne mémoire, ma dame Marie, nagaires ro\'ne de Sicile, mère treshault et trespuissant prince, mon tresredoubté seigneur qui est cy présent... » Lat. 3546, fol, 154. (Sermon prononcé le 5 juin 1406 par Jean Courtecuisse devant Charles VI.) — Il s'agit de Marie de Blois, fille du duc de Bretagne, Charles de Blois, veuve de Louis I^r d'Anjou, morte le 12 novembre 1404). Sermon aiitoçraphe.

COMMENTAIRE ET NOTES jél

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