‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 4 sur 269 · V. 1241 . — De vo:^ filles si vous feist approiichier · texte numérisé non relu

V. 1241 . — De vo:^ filles si vous feist approiichier

« Vous fit accoupler avec vos filles. « — approcher^ accoupler, s'emploie surtout pour les animaux : terme fort bien choisi ici, l'auteur voulant dire que l'ivresse avait mis Noé et Loth au niveau des bêtes. Dans le passage d'un Bestiaire cité par Du Gange, il est parlé du « charnel aprochement » des femmes, s. v. approplnquare.

V, 1242. — Pas ne le dy pour le vous reprouchier..

Les filles de Loth ne blasme tant Se plus n'accusez son yvresse.

Jherosme dit, sans les flatant, Qu'on excuse leur hardiesse; Car cuidoyent par leur simplesse Que pery fust humain lignage, Si voulurent en leur jonesse Repeupler une nouvelle aage.

Fr. 12476, fol. 55-'. Peut-être que Villon défenseur convaincu, comme on sait, de la morale, a eu en vue cette étrange explication imaginée par saint Gérôme. Mais les sympathies de Villon vont au vieux Loth et non à ses filles, instigatrices de cet inceste pour le bon motif. — « Pas ne le dis pour reprocher. » Farce nouvelle de deux jeunes femmes, dans E. Picot et Gh. Nyrop, Nouveau recueil de Farces fr., p. 105, v. 106.

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