V. 1495. — Tous les oyseaiilx d'icy en Babiloine
Ce n'est pas de Babylonc d'Assyrie qu'il est question ici, mais de Babylone d'Egypte, du Caire. On connaît les rapports de Charles VII avec le soudan de Babylone . Cf. les « Lettres envolées par le Roy au Souldan de Babiloyne : Magnificciitissimo ac poteutissimo viro... Soldano Babiloniae. — Datnin apiid TLilliburguiii vii^esivia die nieiisis aurusti. » Fr. 5909, fol. 194 ro et v ; et une autre « lettre close », même suscription, fol. 252 ro et v°, s. d. « Le souldan de Babyloinne » dit Jean Germain, évêque de Chalon, dans son discours à Charles VII (1452), publié par Ch. Schefer d'après le fr. 5757, dans la Revue de rOrieiit latin, t. 111(1895), no 2, et du tirage à part, p. 22. Pierre Martyr d'Anghera, dans la relation de son ambassade au Caire (i 502) n'appelle jamais cette dernière ville que « Babylone ». De Babylonica legatione libri III, à la suite du De rébus oceanicis du même auteur, Cologne, 1574, in-foL, etc. Toutefois Philippe de Mezières, dans le Songe du Viel Pèlerin, emploie la forme « le Caire en Babyloine ». « Encores aujourd'huy, ditil, les Nubiens, toutes les fois qu'il leur plaist, passent parmi Egypte et le Caire en Babyloine, portant en leurs mains une belle croix de fer...» Fr. 9200, fol. 65 r° ; de même fol. 6ç) v°. — Ailleurs, on trouve « Caire » tout seul (fol. 71) : la raison en est donnée par Bernard de Breydenbach dans le texte latin de son Sacraruni peregrinationitm opusculum (Mayence, i486, in-foL), c'est que, au xive siècle, une partie de la ville s'appelait « Babylone » et l'autre « Caire ». Du Cange a reproduit cet intéressant passage dans son Glossariuni s. v. Babilonia Aegypli.