V. 1 5 10. — A elle et a ses bachelières
Ce mot, remarque justement G. Paris, « ne se trouve que dans ce passage de Villon, et, à mon avis, il a été fabriqué par le poète pour servir de féminin au mot bachelier, au sens de « gradué dans une Faculté » ; il a voulu railler les prétentions doctrinales des demoiselles qui sans doute assistaient M"= de Bruyères dans ses prédications. » {Romania, t. XXX (1901), p. 584, n. — Ailleurs, Villon écrit : Ma/f que ce jeune bacheler — Laissast ces jeunes bacheletes} (Test. 665-666), bacheîetes est ici au sens de « jeunes fîUes », féminin de bachelier = jeune garçon. « Bachelier » et « bachelete « signifient ici jeunes gens non encore mariés. Cf. Du Cange, Glos. franc., sous ces mots.
v. 1511. — Pour retraire ces villoiicres
relraire, c'est, ici, retirer quelqu'un du mauvais chemin pour le
ramener dans le bon. « Il y eut plusieurs femmes qui s'estoient adonnées aux plaisances des hommes et autres péchiez, qui de ce se retrahirent. » Chronique scandaleuse, t. II, p. 70.
ces villotieres, c'est-à-dire ces jeunes personnes, filles et femmes
passablement effrontées comme étaient les jolies marchandes qui achalandaient les Halles. Ce mot, dont le sens a souvent été discuté, semble bien fixé dans ces vers de Clément Marot :
Quant les petites vilotieres Trouvent quelque hardy amant Qui vueille mettre un dyamant Devant leurs yeulx riants et verts, Coac, elles tombent a l'envers !
Dialogue nouveau (Œuvres, édit. Guiffrey), t. II, p. 120.