‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 67 sur 269 · V. 1531. — Brettes, Stiysses 11'' y scavent giiieres · texte numérisé non relu

V. 1531. — Brettes, Stiysses 11'' y scavent giiieres

Guieres, = beaucoup. — Guieres pour « gueres » n'est pas, comme on l'a dit, une innovation de Villon (Châtelain, Recherches sur le vers fr. auXV^ s., p. 14). « Item, a ce que on le charge qu'il souffrit mettre la femme en la charrete en sa présence, et que on affubla ung chaperon a la Truie qui fille, lequel n'y demora guieres... » Plaidoirie de -Luillier devant le Parlement, pour le recteur de l'Université, 5 juin 145 3, dans Longnon, Œuvres complètes de F. Villon (1892), Pièces justif., p. xli.

— Naguieres et guieres, se trouvent dans le Journal de Maupoint, p. 64 et 71 (gtiiere, p. 36) et dans le Roman de la Rose :

Mais ne sai s'il te vaudra guieres

(t. II, v. 4679), rimant avec d manières », etc.

V. 1533-1534. — De Petit Pont deux hareng i ère s Les concluront.

De Petit Pont ; de et non du, comme l'écrit La Monnoye malgré C et / qu'il avait sous les yeux , ce qui ferait croire que la faute est imputable à Jannet, son éditeur. «... furent mis au Petit Chastellet de Petit Pont », Nicolas de Baye, Journal, t. I, p. 292. « Les estaulx et pierres ou l'on vend le poisson d'eaue doulce a Petit Pont a Paris, près du Petit Chastellet.» Tuetey, Testaments, p. 486. (Testament de Jehanne la Héronne, poissonnière d'eau douce, 20 août 1409).

A Petit Pont as ordonné Faire un Chastelet fort et rude,

dans la Complainte contre Hugues Auhriot. — Le Roux de Lincy, Recueil de Chants hi st. franc., t. I, p. 260, etc., etc.

Les concluront, terme d'école u leur fermeront le bec, leur cloront le bec, les réduiront au silence ».

Vado mort logicus. Aliis concludere novi. Conclusit breviter mors michi. Vado niori.

Bibl. Mazarine, ms. 980, fol. 84 (ms. du .\ive s.). Pièce anonyme sur la mort. — « Révérend clerc, se vous voulez entendre et vous incliner a la vérité et raison, de nécessité vous estes conclud sans autre replicacion. » Le Songe du Vergier, fr. 9195, fol. 8 vo. C'est ce que Bonaventure des Périers traduira, au siècle suivant par « mettre ad tnetam non loqui. » Cf. V édïùon princeps de Lyon (1558) reproduite en fac-similé par P. -P. Plan (19 14) : Les Nouvelles récréations et joyeux devis, « Du legent qui combatit une harangere de Petit Pont à belles injures » (feuillet 80 v°). Rabelais avait déjà employé l'expression mettre ad metam non loqui dans son Pantagruel, II, xviii.

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