V. 1554. — Qu'on dit le mont Valericn
Le Mont Valérien possédait une petite chapelle desservie par des religieux et un hermitage dont parle Du Breul (édit. de 1640), liv. IV. p. 125.
V. 1 5 5 5-1 5 56. — Et, onltre plus, ung quartier d'ati Du pardon qu'apportay de Romme.
— Ouït re plus, locution courante, équivaut à « de plus ; qui plus est ». « Oultre plus, Salmon ot le royaume après David. » Fr. 953, fol. 4 vo. Employée encore par Clément Marot dans sa préface de l'édition des Œuvres de Villon (1533): « Oultre plus, les termes et les vers qui estoient interposez... », etc.
— ung quartier d'au... « Et fu en la compagnie dou roy un quartier d'an. » Froissart (édit. Kervyn de Lettenhove), t. II, p. 138. — Il n'était pas nécessaire d'aller à Rome pour en rapporter des pardons. Les vendeurs de bulles qui sillonnaient alors les grandes routes de France se chargeaient d'en procurer — d'une authenticité plus ou moins douteuse -• aux bonnes gens, moyennant finances.
Je croy que le pardon de Rome
Qiie j'attens me fera du bien :
11 ne me chault quant ne combien...
Le Contrepassetemps Michault, fr. 1642, fol. 413. Quant aux quêteurs qui exploitaient la crédulité publique, cf. une longue note dans mon édition de Gaguin, Epistole et orationes, t. II, p. 179, n. 8. Sur le pardon « impetré » pour Notre-Dame de Pontoise, le 7 octobre 1446, qui « fut plain pardon comme il est a Romme », ci. Journal d'un bourgeois de Paris, p. 385, § 870; et la très curieuse ballade de Deschamps « du grant Pardon de Romme <> (i 399-1400), dont voici le premier dizain : Pour le salut de la Chrestienté Et acquérir aux âmes sauvement De tout le peuple, tant ait pécheur esté. Remission fait le pape Clément De paine et coulpe a tous general(e)ment De leurs péchiez, qui par devocion Visiteront en bonne intencion.
Et qui yront de vray cuer, femme et homme, D'or en avant, pour avoir plain pardon De cinquante ans en cinquante ans a Romme. (Œuvres, t. VIII, p. 203). De son côté, Gerson avait pubHè un petit « tract » comme font aujourd'hui les sectes religieuses en Angleterre et en Amérique, sous ce titre : « Cy s'ensuit une manière simple et dévote pour aviser simples gens a faire un pèlerinage espirituel a Rome, qui n'ont pas aisément d'y aler corporelement. » Fr. 990, fol. 238 vo-240.