V. 1573. — Aux pcrcres filles eiidr ententes
— ennementes A ; entementes C ; omis dans F, advenanles I. G. Paris préconise la correction endreiufiites, pendant ce temps. — Le passage suivant de la paraphrase très libre du Siiltifera navis de Josse Bade par le versificateur Jean Droyn, passage qui semble rappeler quelque peu le huitain de Villon, donnerait une indication utile sur le vocable à adopter, s'il ne reflétait le texte ou le souvenir du texte de l'édition de Pierre Levet :
La quarte nef des folles (De gouster) :
... C'est deshonneur (que) trop boire vin,
Et a femmes villain reprouche.
Le cas cy plusieurs folles touche
Qui s'enyvrent comme pourceaulx,
Et n'ont certes ne iict ne couche,
Tant mangussent de bous morceaulx :
Leurs robes ne sont que lambeaulx,
Tant sont (haban)donnees aux lopins ;
Chascun jour (on) les veoit a troupeaulx
Aux Cordeliers et (aux) Jacopins...
La graut Nef des folles selon les cinq sens de nature par « maistre Jehan Droyn bachelier en loys et en décret » (Paris, s.d. Eugène de Marnef), fol. 29. — Les deux derniers vers -de Droyn indiqueraient la leçon advenanles (/ et les incunables) suivie par La Monnoye et Prompsault, s'ils ne se ressentaient avec évidence des vers 1573, ^574 '^^ Villon de 1489 ; ils ne peuvent, par suite, avoir une influence déterminante sur le choix de la leçon à adopter. Il en est de même du passage suivant des Droits nouveatilx sur les femmes {un du xv^ s.) :
Voire mais [vont] aux Jacobins, Qui sont très dévotes personnes ; Hz y mengucnt des bons lopins.
Et pensez qu'ilz en font de bonnes.
(Montaiglon, Ane. Poésies franc., t. II, p. 125.) — La dernière édition de Longnon donne ennementes. C'est la correction de G. Paris endrementes qui a été suivie ici ; elle fournit, en tout cas, un sens satisfaisant.