V. 1585. — Foy que doy bridare higod
Brulare bigot C, correspond au juron anglais : hy^r Lord, by God!=^ « par notre Seigneur, par Dieu ! « Les variantes des mss. justifient cette remarque de Robert Gaguin :
Jamais Françoys bien ne saura Jurer by God, ni brelaié, By my trost ; my proufitera Ne maistre, milord ne seré :
Anglois aussi, tant soit curé.
Ne formera bien Pinqueny :
Nature a bien tout departy.
Le Passetemps d'oysiveté (1489), dans mon édition des Epistoh et orationes, t. II, p. 416, strophe cxlix, et p. 495, note. — Cf. aussi mon vol. Villon et Rabelais, p. 128. — Marot, dans son commentaire presque toujours insignifiant quand il n'est pas erroné, commet à ce propos un contre-sens qu'il fait suivre, comme correctif, d'une observation exacte : « Brelare, Bigod en anglois : Dieu et Nostre Dame, et appert icy que du temps de Villon restoit encore a Paris quelques mots des Angloys qui avoient passé par la. »