‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 80 sur 269 · V. 1 598. — S' ili paient bien, je leur dis bene stat · texte numérisé non relu

V. 1 598. — S' ili paient bien, je leur dis bene stat

S'ili paient bien. Telle est la leçon de y^CFP/; mais l'autre leçon, S' il\ jouent bien, fournie par IR (et les incunables) est très digne d'attention : jouer avec le sens de Uuiere (cf. Du Cange sous ce mot) = hahere rem cum viuliere. On lit dans Jean de Meun :

Si doit la dame prendre garde Que trop a joer ne se tarde.

Car ele porroit tant atendre.

Que nus n'y vodroit la main tendre.

Querre doit d'amors le déduit Tant com jonesce la déduit, Car, quant viellesce famé assaut, D'amors pert la joie et l'assaut.

(T. II, p. 445, êdil. Méon.)

De même en grec, raiTciv a le double sens de jouer à la manière des enfants, et celui de faire l'amour, comme dans l'inscription-formule du tombeau de Sardanapale àTarsous : Su SI ^évo; '£aGt£,7:îv2, Trai'Çs.Ct. l'article de Guines dans VHist. de VAcad. des Inscript, et B. -Lettres, t. XXXIV (iTJO), p. 416 et suiv. ; et Érasme, Adag. Chil. tertia cent. VII, p. 795 (Bâle, 1536, infol.) s. v. Sardanapalus (AWégwc par Villon, Poés. div., V, 32).

— je leur dis bene stat. — Telle est la leçon de F : La Monnoye a suivi celle de CIJ « je leur dis que bien siat » qu'avait adoptée Marot qui l'interprète ainsi : « Que bien stat, que tout est bien, et est tiré de l'italien. »

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