‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 87 sur 269 · V. 1621. — Vente, gresle, gelle, fay mon pain mit · texte numérisé non relu

V. 1621. — Vente, gresle, gelle, fay mon pain mit

= « Qu'il vente, qu'il grêle, qu'il gèle, j'ai ma vie assurée. »

Mon pain cuit, jamais n'y puis faillir, U Instruction de la vie mortelle, dans Romania, t. XXXV (1906), p. 541, V. 55 et n- 2.

Telz gens sans pain ont leur pain cuit,

écrit Deschamps, à propos de bergers pillards (Œuvres, t. V, p. 269, v. 22). — « Avoir cuit son pain » avait le sens de « j'ai terminé ma vie de plaisir » comme dans ce passage du même Deschamps : (c'est une femme qui parle) :

Qui m'a si tost amené

Et donné .XXX. ans ? Mon aage est fine De jeunesse ; ay cuit mon pain ;

Viellesse d'ui a demain S'a tout mon bon temps cassé !

(T. II, p. 187, V. 165 etsuiv.) V. 1622 . — Je suis paillart, la paillarde me suit.

— Suis du verbe estre; — suit du verbe suivre : l'équivoque est bien dans le goût de Villon.

Page 1