Voy. King, The Gnostics and their Romains , p
4. Bulletin de l’Institut égyptien, 1892, p. 161 et suiv., cf. p. 219 s. et 223 s.
NOTE SUR LE MOT NIL
a encore une observation à faire. Il est vrai que le nom *^top du dialecte copte de la Basse-Égypte (memphitique), correspondrait au grec àeüp et serait l’équivalent de l’ancien égyptien atur ; mais le dialecte copte parlé dans la Basse- Égypte est plus moderne que celui de la Haute-Égypte (le thébain). Dans ce dernier et plus ancien dialecte, on trouve
ce nom de mois écrit gdawp qui correspond à l’arabe En effet, dans ces noms de mois, on remarque une certaine équivalence entre le dialecte de la Basse-Égypte et le grec, et entre celui de la Haute-Égypte et l’arabe. Par exemple, en copte, x°ïekK (M.), en grec, x°-a*, puis ki^k (T.), arabe
dXçS* , de même <§*>.u.eïuoe^ (M.), grec Tajj.svwO, na.pAig&.T (T.), arabe 1 •
A propos de ma communication, M. Sickenberger faisait remarquer : — « C’est l’indigo qui porte aux Indes depuis les temps les plus reculés le nom de Nil, comme chez les Persans et chez les Arabes... » Ne faudrait-il pas admettre que les Persans, trouvant à ce fleuve leur couleur familière, l’aient simplement nommé « le fleuve de couleur indigo » — le Nil, — et que ce nom se soit propagé chez les Grecs et les autres peuples 2 ?
Une discussion approfondie sur cette question me semble appartenir aux savants qui ont fait une spécialité de l’étude des langues d’Asie. Mais je me permettrai de faire observer d’abord qu’on ne vbit pas trop pourquoi les Grecs auraient adopté un nom persan pour le fleuve d’Égypte. De plus, pourquoi ce fleuve, dont on voit les eaux de couleur jaune et verte (la Bible parle des eaux changées en sang, c’est-àdire de couleur rouge), aurait-il été nommé par les Persans « le fleuve de couleur indigo », couleur que, reconnaissons-le, il n’a pas, et qui, par suite, ne lui conviendrait