‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 108 sur 309 · Bulletin de l’Institut égyptien , 1892, p · texte numérisé non relu

Bulletin de l’Institut égyptien , 1892, p

NOTE SÛR LE MOT NIL

du nom du fleuve d’Égypte, le Nil, l’histoire de ce mot, de ses développements et de ses transformations dans la langue arabe. Peut-être le ferai-je moi-même, en même temps que . son histoire chez les Grecs, les Romains et les autres peuples. Je n’essaierai pas d’analyser le travail de notre ami et collègue, M. Yentre-bey '. Je viens de vous rappeler la marche progressive du nom du fleuve d’Égypte telle que je l’ai développée dans mon travail précédent; je n’aurai pas à y revenir ici maintenant de nouveau. Quant à l’essai de notre ami et collègue, je me permettrai d’attirer votre attention sur les intéressantes observations et sur les curieux développements au point de vue arabe. Quant au mot nefer , que le fleuve ait été qualifié «le bon», «l’excellent», dans la langue littéraire ou poétique des anciens Égyptiens, cela n’a' rien d’invraisemblable ; mais que cette qualification ait été connue des peuples étrangers ou qu’il y ait un rapprochement quelconque à établir entre les mots nefer et nil, je ne le crois pas. Dans le mot nefer, la lettre/' paraît être une consonne radicale : par exemple, dans les textes cunéiformes de Tell-el-Amarna, le prénom du roi Aménophis IV, « Nfrhpr-ra », est transcrit « Na-ap-hur-ri-ya » ou « Ni-ip-huur-ri-ri-ya 2 ». La consonne/ du mot nefer paraît correspondre au cp grec, et à l’époque grecque la lettre finale du

mot nefer paraît être tombée; par exemple T /\ Mennefer « Memphis » est transcrit Mlpcptç. Parmi les formes coptes, juteiiqe paraît correspondre au nom égyptien, et Aieitqi à la forme grecque b

Quant à l’observation de M.Ventre-bey « que le mot Neïlos contient la diphtongue ei qui, il est vrai, est prononcée i par tous les grecs modernes4 », notons d’un côté ne-il-u et de

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