‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 11 sur 309 · Passage mutilé · texte numérisé non relu

Passage mutilé

LES NOMS DE JACOB ET DE JOSEPH

» [ de la grande intendance de Ramsès-Méri-

» amon, soleil de vérité, est mort ainsi que ses enfants », etc. Ici, dans un tout autre papyrus, nous trouvons la terminaison aal (aar) déterminée par /v, mais, ce qui est plus curieux encore, si l’on admet l’ identification des Aperiu (j^ = <=> aper ) avec les Hébreux, nous aurions les Hé¬

breux et leur dieu El (=bx), mentionnés ensemble, soit dans le nom d’un lieu, soit dans le nom d’une personne. L’état du texte nous empêche de le savoir. Les jambes retournées, que nous trouvons avec [ ( dans les textes

hiératiques1 2, où cette terminaison paraît être la transcription du sémitique ba El «Dieu», servent à déterminer les idées de retourner, aller à reculons, ce qui, il faut l’avouer, s’accorde assez mal avec nos idées du grand dieu des Hébreux. Pourtant l’idée d’un dieu doué de ce mode de locomotion singulier ne paraît pas avoir été tout à fait étrangère aux doctrines des Égyptiens. Dans la grande scène du jugement, au 125e chapitre du Rituel a, l’âme salue un des dieuxjuges, qu’elle qualifie : « O visage de flamme, apparaissant à

/v ) ; et plus loin un autre

» reculons »

est qualifié : « O reculeur, ( ^ ‘tx ^yx ((, /v ) sorti de Bu- » bastis3 4. » Parmi les autres exemples où la terminaison ( al, [ i aal, paraît être la transcription . du

sémitique ba, citons : (

Arta-aal

(aar )\ le nom d’une espèce d’oiseau. La transcription hé-

1. Ce déterminatif n’est pas rendu, à ma connaissance, par un texte gravé sur pierre comme le signe 3BEEE (?) ou j~:(?) dans le nom du Nil

qui n’est que rarement transcrit par le graveur dans les textes hiéroglyphiques.

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