Papyrus Anastasi IV
EN ÉGYPTIEN
braïque serait bx-nmx «les flammes de Dieu1 2 »; il faut remarquer pourtant que, selon le dictionnaire hébreu, le pluriel de mïK, mix, a la signification herbes. Les listes de Karnak
Har-ar (al)\ hébreu bxran « la
nous donnent ra
montagne de Dieu ». Le scribe ou le graveur du premier exemplaire a parfaitement bien compris le sens géogra¬
phique du mot ra = “in « montagne » qu’il détermine
par v, le coin de terre. Le deuxième exemplaire est mutilé, mais le graveur du troisième exemplaire croyait voir ou entendre dans ce mot le nom d’Horus, et il le détermine ainsi
Nous venons de le voir, parmi tous ces exemples, pas un seul ne nous donne le mot El déterminé par le dieu. Si l’on ne trouve pas le déterminatif du dieu avec le nom à’ El, c’est que le nom d’un dieu dans un mot composé ne prenait pas toujours le déterminatif divin. En outre, le graveur des listes de Karnak ne déterminait que rarement ses mots. Remarquons que les dieux sémitiques semblent prendre un déterminatif qualificatif, si l’on peut s’exprimer ainsi3.
Jusqu’ici on n’a pas trouvé, à ma connaissance, la forme en égyptien pas plus qu’en assyrien. Ce n’est que dans le démotique qu’on trouve la transcription du sémitique bx el, avec le déterminatif du dieu, par exemple, dans les noms composés, tels que f/i ‘Srqfr Mikaël = bx^û (qui comme dieu!), ô.nm'A. On le trouve aussi très souvent
avec les noms tels que Jéhovah (?) (frur), Adonai *
— ^Ff -e-o), et le syllabique = nea. Il est très curieux de voir le démotique rendre aussi exactement la ponctuation massorétique de 'Jhx avec le qameç et le 1 mobile), Sabaoth ,, , 1 <y <}) , mxast (le scribe avait parfaitement raison,