Voy., par exemple, Exode, vin, 1, de la version copte
2. C’est-à-dire : il faudrait que la monnaie fût frappée pendant l’année, mais après la crue.
NOTE SUR LA PLUS ANCIENNE OBSERVATION 191
est bleu1. Le soleil, qui disparaissait de couleur verte à son coucher à l’occident, semblait reparaître de cette même couleur à son lever, à l’orient, d’où les anciens Égyptiens auraient conclu que le soleil était, pendant toute la nuit, de couleur verte.
Chez ce peuple, le jour était assimilé à la vie, la nuit, à la mort; la vie d’un homme, au soleil de son lever jusqu’à son coucher, la mort, au soleil après son coucher. Les divinités des morts furent identifiées avec le soleil nocturne ou mort, qui était censé être de couleur verte, d’où l’emploi de cette couleur pour peindre les divinités et les représentations funéraires. De même les couleurs verte et bleue furent employées pour les figurines funéraires, scarabées, etc., etc. J’ai attiré également votre attention sur les allusions qui se trouvent dans les textes des anciens Égyptiens relatifs à la couleur, ou aux couleurs, du soleil, soit à l’horizon, soit pendant la nuit. Enfin, sur une stèle gravée et peinte il y a peut-être cinq mille ans, le soleil est représenté à l’horizon peint en vert et bleu, d’où l’on peut conclure que les anciens Égyptiens, dès cette époque si reculée, avaient déjà observé le phénomène naturel ou astronomique du soleil vert, qui serait, par suite, la plus ancienne observation dont on possède l’attestation sur un monument original, en un mot, la plus ancienne observation astronomique2.
1. A) Je voudrais bien attirer encore une fois l’attention sur le phénomène des variations de la lumière après le coucher du soleil. La lumière s’affaiblit d’abord graduellement, puis devient plus brillante, puis diminue de nouveau pour redevenir encore plus éclatante. J’ai signalé les variations de la lumière après le coucher du soleil, d’après mes observations à Ghizeh. J’ai constaté ce phénomène également à Mit-Rahineh, sur l’emplacement de la ville de Memphis, où il m’a semblé être plus marqué qu’à Ghizeh.
B) Il y a un passage sur une stèle de Thotmès III (Reinisch, C/ires tomathie , VIII, p. 15), actuellement au Musée de Ghizeh, où je crois voir la mention d’une pluie, ou d’un essaim, d’étoiles filantes.