Cf. bar = Baal par le déterminatif de la violence, etc
LES NOMS DE JACOB ET DE JOSEPH
selon la ponctuation massorétique, de rendre le n final sans daguesch par th). On trouve comme variante de ce nom une fois au moins côA*.h?v Saba-el. Des noms
semblables, tous déterminés par le dieu, ne nous laissent guère de doute sur la réalité de la transcription du sémitique «Dieu». Mais ici, il se présente sous une forme légèrement différente de celle que nous donnent les textes hiéroglyphiques : !//« correspondrait à ( aul, mais
peut pourtant se rapprocher de la forme
On se demande naturellement comment ces données s’accordent avec l’histoire. La tradition place la descente d’Israël en Egypte sous un des rois-pasteurs qu’elle nomme Aphôbis1. C’est évidemment l’un des Apapi; c’est probablement sous un roi du même nom qu’éclata la guerre nationale d’indépendance. Sous Amôsis furent expulsés les Pasteurs et fut fondée la XVIIIe dynastie, où le grand Thoutmès III figure comme le sixième roi. Sous son règne, nous voyons la coalition contre lui des tribus chananéennes parmi lesquelles nous trouvons les tribus de Jakob-el et de Josep-el. Après la chute de la XVIIIe dynastie, fut fondée la XIXe avec les Ramsès. C’est probablement sous Ramsès II que, selon le récit biblique, naquit Moïse, et sous son fils et successeur Merenphtah qu’eut lieu l’Exode. Là nous trouvons les Hébreux divisés en douze tribus, dont dix venaient directement du patriarche Jacob et les deux autres se rattachaient à Joseph. Ainsi nous voyons l’accord parfait de nos renseignements hiéroglyphiques qui divisent, à l’époque de Thoutmès III, les Hébreux en deux tribus, celles de Jacob et de Joseph, avec la Bible à l’époque de l’Exode qui nous rend parfaitement bien le même sentiment. La Genèse finit avec la mort de Jacob et de Joseph, et l’Exode commence, pour ainsi dire, avec Moïse. Que se passe-t-il entre ces deux