Hérodote , II, xxxvi
à la droite des Égyptiens serait à la gauche des Grecs. Maintenant, on peut supposer qu’un écrivain, un lettré, aura fait cette observation à Hérodote. On peut même se figurer que l’écrivain était assis à l’ombre, ou le dos tourné au soleil, position bien naturelle en Égypte pour que les écrits soient à l’ombre ; Hérodote aurait observé qu’il écrivait de la droite à la gauche, le contraire de la manière des Grecs, ce qu’Hérodote lui aurait fait observer. A ce propos, l’écrivain, un Égyptien connaissant la langue grecque, ou un Grec connaissant la langue égyptienne, lui aurait expliqué que le côté gauche, suivant le système d’orientation des Égyptiens, était celui de droite des Grecs et, par suite, que le côté droit des Égyptiens était celui de gauche des Grecs; puis il aurait dit qu’au point de vue égyptien il écrivait vers la partie du monde qui est à droite, et qu’un Grec écrirait dans la direction contraire à la sienne, c’est-à-dire vers la gauche. Les traducteurs alexandrins du Septante virent bien qu’à 1 ’ Exode, x, 13 et 19, il s’agissait du midi et du nord, et non pas de l’est et de l’ouest; à Y Exode, xiv, 21, ils traduisirent qoÆm par Notoç.
Parmi les épisodes de Y Exode, peu après avoir quitté le mont Sinaï, un vent, dit-on, « fit venir des cailles de la mer » ; selon le récit, la mer la plus proche aurait été le golfe Arabique, dans ce cas le vent serait venu de l’est1.
Le psaume lxxviii, 26, fait allusion à cet incident en disant : « Il suscita le vent d’orient ( qadim ) dans les cieux, et il amena par sa force le vent du midi ( témân ). »
La version grecque traduit ce passage par : « ’Att^oev
votov s£ o’jpavoù, xat lTzr\ya.^e'j ev TÎj 8uva<rue(qt auxoü Xiëdt2 ». Ici qâdim ,
le « vent d’orient », est rendu par nôtoç, le vent du midi, et témân, le « vent du midi », par Xty. La version copte traduit
Notoç par TovpHc, vent du sud; la version arabe porte éA et