Voy. Pierret, Vocabulaire hiéroglyphique, p
5. Exode, vu. — Voy. Dillmann, Exodus und Lemticus, p. 72etsuiv.
6. Voy. Gesenius, H.W.B., p. 831 et suiv.; Ebers, Æyypten und die Bûcher Mose’s, p. 35. — Voy. les observations à ce sujet dans Delitzsch, Wo lag das Parodies P , p. 311. Il est étrange qu’on ne trouve pas le Nil désigné par la désignation de jaune, car on voit souvent les eaux de cette couleur.
LE NIL NOIR
masculin singulier p, ou, à cause des embranchements du fleuve dans le Delta, être muni de l’article pluriel ne.
La désignation aul, aal, uiaol, ial, il, etc., fut empruntée, sous une forme ou une autre, par divers peuples d’Asie. Les Grecs adoptèrent la forme ne-ial-u, ne-il-u\ et, en transcrivant ce nom, ils choisirent des lettres de leur alphabet, de sorte que la somme totale des lettres employées pour l’écrire égalait le nombre de jours de l’année, c’est-à-dire 365, d’où la désignation grecque NôTXoç qui, s’abrégeant, devint en latin Nilus, et dans les langues modernes Nil, etc. *.
De nos jours le nom Nil sert à désigner le fleuve depuis la Méditerranée jusqu’à Khartoum. Là, le fleuve est divisé en deux branches ; le nom de l’une d’elles, chez les habitants de ce pays-là, est Bahr el abyad, et celui de l’autre Bahr el azreq\
Selon les voyageurs qui ont visité ce pays, les eaux du Bahr el abyad sont blanches, même, dit-on, « elles ont la blancheur du lait »1 2 3 4 ; ainsi il y a un accord parfait entre la couleur des eaux et le nom Bahr el abyad a le fleuve blanc ».
Quant à l’autre branche du Nil qui est nommée Bahr el
1. Voy. Mélanges d’archéologie , t. II, p. 280, et cf. note 2.
2. Cette question est développée dans mon étude, Le Nil , Bulletin de l’Institut égyptien, novembre 1892 [; cf. p. 120-133 du présent volume]. — Voyez-y l’étude sur La Question de l’origine du NetXoç des 365 jours de l'année.
3. Le nom du fleuve d’Égypte, de la Méditerranée à Khartoum, est « le Nil »; le nom de la branche qui' traverse le pays de Sennaar est Bahr el-Azreq, jusqu’à ce qu’il coule dans l’Abyssinie. Là, « le nom du » Nil en amharic est Abay. Le sens de ce mot est en gheez, comme en » amharic, le fleuve qui se gonfle soudain, ou qui déborde périodique- » ment avec les pluies. Or, on ne pouvait pas trouver un mot qui » caractérisât mieux le Nil » (Bruce, Voyage en Nubie et en Abyssinie, t. IX, p. 265).