‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 147 sur 309 · Bulletin de l’Institut égyptien, 1893, p · texte numérisé non relu

Bulletin de l’Institut égyptien, 1893, p

LE NIL NOIR

» d’Abdullah, la Raya Zerga, ou drapeau « noir' ». Ailleurs, le père Ohrwalder dit : « le grand drapeau noir du khalife » Abdullah s’élève haut au-dessus d’eux tous5 ».

Ainsi, de même qu’un individu dont la peau est de couleur noirâtre ou noire est qualifié el azreq et un drapeau noir est dit Raya Zerga, de même un fleuve dont les eaux sont de couleurs sombre noirâtre ou noire est qualifié el azreq, d’où le nom Bahr el azreq, qui signifie « le fleuve noir »3. - c;

Nous pouvons maintenant résumer cette étude ainsi. Un nom propre doit être essentiellement qualificatif. Les noms des fleuves étaient souvent donnés à cause de l’aspect général, la couleur du cours d’eau à nommer : le même fleuve pouvait avoir plusieurs noms, peut-être suggérés par les diverses couleurs des eaux h Quant aux deux fleuves qui se rejoignent à Khartoum, les eaux de l’un d’eux sont blanches, d’où le nom Bahr el abyad a le fleuve blanc » ; quant à l’autre, dont les eaux sont de couleur sombre (grisâtre), noirâtre ou même noire, ce fleuve semble avoir eu divers noms, « le noir », « le vert », — peut-être « le jaune », et el azreq, assurément Bahr el azreq, et ces noms échangeaient entre eux5. La couleur prédominante des eaux de ce fleuve est grisâtre, sombre, noirâtre, et, lorsque les deux fleuves

1. Ohrwalder, Ten Years Captioity in tlie Mahdi’s camp, trad.

Wingate, p. 15. - ■ -1'

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